Chinese
Chinese
Turkish
Tajik
Kyrgyz
Turkmen
Japanese
Arabic
English
French
Spanish
Русский
German
Ўзбек
Oʻzbek
Қазақ
Table ronde : la société civile à la base de l’État démocratique
17:02 / 2015-07-31

Une table ronde internationale déroulée jeudi 30 juillet à Tachkent était intitulée : « Le renforcement du rôle et de l’importance des institutions de la société civile dans le renouvellement démocratique et la modernisation du pays : expérience ouzbèke et pratique internationale ».

Une table ronde internationale déroulée jeudi 30 juillet à Tachkent était intitulée : « Le renforcement du rôle et de l’importance des institutions de la société civile dans le renouvellement démocratique et la modernisation du pays : expérience ouzbèke et pratique internationale ».

Ses organisateurs ont été l’Association nationale des organisations non-étatiques et non-commerciales en Ouzbékistan, l’Institut indépendant pour le monitoring de la formation de la société civile et un nombre d’organisations partenaires. Experts venus de Belgique, d’Allemagne, d’Italie, de France, de Corée du Sud et des autres pays, représentants des organisations internationales accréditées en Ouzbékistan, parlementaires, spécialistes et savants, représentants de la société civile ont pris part à l’évènement. 

La table ronde a permis d’aborder l’expérience organisationnelle et juridique de l’Ouzbékistan dans l’encouragement du développement des institutions de la société civile et des ONG, les mesures prises dans le pays en matière de renforcement du rôle et de l’importance du « troisième secteur » dans la construction sociale et étatique, ainsi que l’expérience internationale dans le domaine.

Les participants à la table ronde ont souligné l’efficacité  du « modèle ouzbek » de développement et de la stratégie « De l’État fort à la société civile forte », élaborés sous la direction du président Islam Karimov, grâce à quoi sont assurées toutes les conditions organisationnelles et juridiques, matérielles et techniques nécessaires à la formation et au développement des institutions de la société civile. Dans leur nombre : organismes d’auto-gouvernance des citoyens, partis politique, mouvements, unions professionnelles, unions et fondations sociales, organisations non gouvernementales, médias indépendants, qui constituent la société civile en Ouzbékistan.

La Constitution de la République d’Ouzbékistan stipule que l’État assure le respect des droits et des intérêts légitimes des associations sociales, leur donne d’égales possibilités juridiques de participer à la vie sociale. Depuis l’indépendance, ont été adoptés au total plus de 200 actes législatifs formant le cadre juridique du développement dynamique de la société civile en Ouzbékistan. Ce sont les lois relatives aux associations sociales, aux unions professionnelles, aux droits et garanties de leur activité, aux organisations non gouvernementales, aux fondations sociales, aux garanties de l’activité des ONG, etc.

En 2008, les Conseils de la Chambre législative et du Sénat de l’Oliy Majlis ont adopté une décision commune sur le renforcement du soutien des ONG et des autres institutions de la société civile. En accord avec ce document, la Fondation sociale de soutien des ONG et des autres institutions de la société civile et la Commission parlementaire pour la gestion de leurs fonds ont été créées auprès de l’organe législatif supérieur. Un système efficace a émergé pour la transmission démocratique, transparente et ciblée des ressources financières publiques au soutien des institutions de la société civile sous forme de bourses, de subventions et de commandes sociales.

Selon les participants étrangers à la table ronde, la particularité importante du « modèle ouzbek » de développement des institutions de la société civile est la forte intention et la volonté de l’État d’encourager les initiatives sociales. On y marque en particulier l’activité des organisations telles que le Comité des Femmes d’Ouzbékistan, les fondations « Mahalla », « Soglom avlod uchun », « Ecosan » et « Nuroniy », le mouvement public de la jeunesse « Kamolot », l’Institut indépendant pour le monitoring de la formation de la société civile, l’Association nationale des ONG d’Ouzbékistan, le Mouvement écologique et d’autres organisations sociales.

« Dans le cadre de la table ronde, nous avons eu l’occasion de nous familiariser avec l’activité des ONG s’occupant des questions sociales importantes, a marqué Pierre Bergolth, conseiller à EU-Logos Athéna, une organisation non gouvernementale belge. En Europe, les principaux critères de développement du « troisième secteur » sont les indicateurs de confiance de la population vis-à-vis de l’État, des organisations commerciales et sociales. Prenant en considération les mesures prises en Ouzbékistan quant à la société civile, on peut dire que de hauts résultats sont atteints dans ce domaine. »
La présence active des ONG, l’élargissement de leurs pouvoirs et des champs de leur action dans la gestion des affaires de l’État et de la société sont liés directement à la mise en oeuvre de la « Conception de l’approfondissement futur des réformes démocratiques et de la formation de la société civile dans le pays ». Dans ce cadre, on prend des mesures visant à l’élargissement de la participation des institutions de la société civile dans la construction étatique et sociale. Ont été donc adoptées les lois sur la surveillance écologique, la transparence de l’activité des organes du pouvoir de l’État et de la gestion, le partenariat social.

Les experts étrangers ont reçu l’information détaillée sur les mesures supplémentaires d’assistance au développement des institutions de la société civile. Il s’agit de la réduction de la taxe d’enregistrement des ONG et de la diminution des frais d’enregistrement de leurs symboliques à partir du 1er janvier 2014. L’enregistrement des représentations et filiales des ONG dans les s’effectue sans taxe. Une facilité de 50 % est établie pour les unions sociales des handicapés, vétérans, femmes et jeunes. Toutes ces mesures leur permettent d’orienter leurs fonds libres à la mise en œuvre des projets.

La contribution du « troisième secteur » à la réalisation des programmes socioéconomiques importants augmente d’année en année. C’est justement avec leur intervention active que sont élaborés et appliqués le Programme national adopté en rapport avec la proclamation de « l’Année du soin des personnes âgées », les programmes annuels d’augmentation des emplois, le Programme 2014-2018 visant à la consolidation de la santé reproductive de la population, à la protection de la santé des mères, des enfants et des adolescents et le Programme d’action 2013-2017 pour la protection de l’environnement.

Depuis 2013, le Cabinet des ministres de la République d’Ouzbékistan, avec la participation active des ONG, élabore et met en œuvre des plans et programmes communs en matière de promotion des institutions de la société civile. En 2013, dans le cadre des évènements communs, des mesures ont été prises pour le perfectionnement de l’activité des ONG dans le domaine de l’information et de l’organisation. En 2014, les évènements ont été destinés à l’accroissement de leur intervention sociale et socioéconomique. Cette année, le Plan cohérent du Cabinet des ministres touche le renforcement du partenariat social entre les organismes de l’État et les ONG.

Généralement, les mesures en cours en matière de perfectionnement du champ organisationnel et juridique de l’activité des institutions de la société civile ont connu leur effet dans les indices qualitatifs de leur développement comme dans ceux quantitatifs. En 1991, l’Ouzbékistan comptait quatre-vingt-quinze ONG au total. En 2000, leur nombre a augmenté jusqu’à 2 585. Entre 2000 et 2010, le nombre d’ONG en Ouzbékistan a atteint 5 431. À présent, on compte 8 240 organisations non gouvernementales enregistrées.

Selon les participants à la table ronde, les réformes dans le domaine de la formation et du développement de la société civile en Ouzbékistan sont conformes aux tendances mondiales contemporaines. Elles servent au renforcement de la construction de l’État national, au renforcement des processus de démocratisation et de libéralisation de la société, à l’accroissement de la présence sociopolitique et socioéconomique des citoyens et au renforcement des mécanismes juridiques d’assurance des droits et intérêts de l’homme.

La table ronde a permis d’élaborer des propositions concernant le développement futur « troisième secteur » en Ouzbékistan.