Le président de la République d’Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev, a pris part, mardi 7 octobre, à la réunion ordinaire du Conseil des chefs d’État de l’Organisation des États turciques (OET) à Qabala, en Azerbaïdjan.
Le sommet présidé par le président du pays hôte, Ilham Aliyev, a rassemblé les chefs d’État et de gouvernement et d’autres officiels de haut rang de pays participants : le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, le président kirghize Sadyr Japarov, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le leader national du peuple turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le secrétaire général de l’OET Kubanychbek Omuraliyev, etc.
Conformément à l’ordre du jour du sommet, les participants ont échangé des vues sur la situation actuelle et les perspectives de renforcement de la coopération multiforme dans le cadre de l’OET, ainsi que sur d’autres sujets importants de l’agenda régional et international.

Le président d’Ouzbékistan a commencé son discours par exprimer sa reconnaissance au président Ilham Aliyev pour la bonne organisation de ce sommet à Qabala, la ville considérée depuis des temps anciens comme l’un des importants centres de commerce et de culture de la Route de la Soie.
Le chef de l’État ouzbek a également remercié le président Sadyr Japarov, du Kirghizistan, pour la présidence efficace de l’OET et sa contribution considérable à l’effort d’élever la coopération à un nouveau niveau.
Revenant sur l’ordre du jour du sommet, le dirigeant ouzbek a donné une courte description de la situation internationale actuelle. Le sommet de ce jour se déroulait dans un contexte de changements géopolitiques complexes et de menaces croissantes pour la sécurité dans le monde et dans la région en particulier, a-t-il souligné.

« Lors de la récente session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies à New York, les discours et les approches des dirigeants mondiaux ont manifesté une nouvelle fois l’absence d’une position unique relative à l’architecture politique et à la sécurité du monde contemporain » a dit le chef de l’État ouzbek.
Dans ce contexte, il a réitéré la nécessité d’une réforme approfondie et d’une amélioration du système de la gouvernance mondiale, d’un accroissement du rôle de l’ONU et de son Conseil de sécurité ainsi que d’un renforcement de la voix des pays en développement dans les affaires internationales.
Des conflits et des guerres, qui s’aggrave dans le continent eurasiatique et dont on ne voit pas la fin, affectent négativement les États membres de l’Organisation. En particulier, la tragédie dans la bande de Gaza, la situation autour de l’Ukraine et du programme nucléaire iranien ainsi que les questions de stabilité en Afghanistan suscitent une grave inquiétude.
Le chef de l’État ouzbek a salué l’effort et les nouveaux plans des puissances mondiales au sujet de la formation d’un ordre mondial équitable, de la garantie de la confiance mutuelle et de la sécurité.
Pour effectuer une analyse plus approfondie de la situation mondiale et prendre des décisions nécessaires, il a proposé d’organiser des rencontres des chefs de la diplomatie et des services spéciaux des pays turciques, d’accueillir une première réunion de ce format à Samarkand l’année prochaine.
Le dirigeant ouzbek a également rappelé le rôle croissant et la portée de l’Organisation des États turciques, qui, en peu de temps, a pu faire partie de prestigieuses institutions internationales en développement rapide. L’élargissement du dialogue politique de haut niveau, le renforcement de la confiance mutuelle, la réalisation active des projets conjoints et des programmes humanitaires en témoignent.

Actuellement, dans le cadre de l’OET, la coopération pratique est effectuée dans plus de trente-cinq domaines. Le commerce mutuel s’accroît de manière stable, et devrait doubler d’ici 2030.
Ensuite, le président d’Ouzbékistan a abordé les questions d’actualité concernant le renforcement futur de la coopération pratique dans le cadre de l’Organisation.
« À cet égard, nous soutenons la finalisation rapide et l’adoption du Traité sur le partenariat stratégique, l’amitié éternelle et la fraternité entre les États turciques. Sans aucun doute, ce traité important, comme un principal document politique de notre coopération, servira de fondement solide pour rapprocher encore nos peuples frères et porter nos liens pratiques à un nouveau niveau » a déclaré le président ouzbek.
Dans le but de renforcer et d’accélérer la dynamique du partenariat multiforme, il a proposé d’élaborer une Stratégie de développement de l’OET à l’horizon 2030, contenant des mesures précises dans des orientations concrètes, ainsi qu’une feuille de route spécifique pour sa réalisation.
Les chefs des délégations des autres pays participants sont également intervenus au sommet.
Le sommet a abouti à l’adoption d’un ensemble de décisions et documents conjoints visant à élargir encore la coopération mutuellement bénéfique entre les pays membres de l’Organisation.