Lutte contre le financement du terrorisme: la 22e séance plénière du Groupe eurasien à Tachkent
La 22e séance plénière du Groupe eurasien d’action contre la légalisation des revenus criminels et le financement du terrorisme (EAG) a commencé le 21 mai à Tachkent.
La 22e séance plénière du Groupe eurasien d’action contre la légalisation des revenus criminels et le financement du terrorisme (EAG) a commencé le 21 mai à Tachkent.
La pratique internationale montre que les structures terroristes s’adaptent rapidement aux changements et trouvent de nouveaux moyens de financement pour leurs activités. Cela exige de la communauté internationale la prise de mesures adéquates et opportunes et l’application des efforts communs pour monter une embuscade fiable sur leur chemin.
C’est dans ces objectifs qu’agit le Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI), un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent, qui regroupe huit groupes régionaux analogiques. L’activité de ce réseau international unique comprend l’élaboration des normes et standards mondiaux en matière de lutte contre le blanchiment des revenus illicites et contre le financement du terrorisme, l’évaluation de la conformité des systèmes nationaux avec ces standards.
Le Groupe eurasien d’action contre la légalisation des revenus criminels et le financement du terrorisme (EAG) a été fondé en 2004. Ses membres sont neuf pays de la région, y compris l’Ouzbékistan. Encore quatorze pays et dix-huit organisations internationales et régionales y sont des observateurs.
La capitale de l’Ouzbékistan accueille ces jours-ci une séance plénière de cette organisation, qui se tient en présence des délégations d’États membres et observateurs de l’EAG, des représentants d’organisations-observateurs, y compris le GAFI, la Structure antiterroriste régionale de l’Organisation de coopération de Shanghai (RATS de l'OCS), le Centre antiterroriste de la Communauté des États indépendants, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ainsi que des experts italiens, polonais, américains, français et monténégrins.
Le président de l’EAG Ajay Tyagi (Inde) dirige la séance plénière ouverte par le procureur général de la République d’Ouzbékistan I. Abdullaev et le premier vice-ministre indien des Finances R. Mehrishi.
« Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sont des problèmes à l’échelle mondiale, exigent des solutions communes et la coopération internationale, a marqué Giuseppe Lombardo, conseiller stratégique italien pour la sécurité financière. L’Ouzbékistan prend une part active à cette action et mène une coopération constructive avec le GAFI, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales. »
La séance du Groupe eurasien porte sur l’augmentation de l’efficacité de l’activité de l’EAG, l’élargissement de la coopération avec les pays de la région et les organisations internationales, l’adoption de nouveaux observateurs dans l’organisation. Ont été abordées les expériences internationales avancées et nationales. Ont été discutées des propositions et recommandations, élaborées par les groupes de travail, ainsi que d’autres questions faisant partie de l’ordre du jour.
La 22e séance plénière du Groupe eurasien d’action contre la légalisation des revenus criminels et le financement du terrorisme se déroule dans l’atmosphère ouverte et de confiance mutuelle, d’échange constructif de vues sur les questions actuelles.
Il est à noter que de grandes organisations internationales ont reconnu l’efficacité du système national de lutte contre la légalisation des revenus provenant d’activités criminelles et le financement du terrorisme. En particulier, Basel Institute on Governance a classé l’Ouzbékistan, à côté de l’Italie, l’Espagne, le Canada, la Corée du Sud et les États-Unis, au rang des pays les moins affectés par le blanchiment d’argent.
La législation nationale dans ce domaine se perfectionne, avec l’élaboration du projet de loi envisageant l’application de modifications et ajouts au Code fiscal de la République d’Ouzbékistan.
Adoptées en février 2012, les nouvelles recommandations du GAFI ont exigé le perfectionnement des mécanismes de coordination de la coopération interinstitutionnelle. C’est dans cet objectif qu’a été formée la Commission de travail interdépartemental pour étudier et appliquer les recommandations du GAFI. La commission a pour mission d’introduire de façon échelonnée les nouvelles normes et exigences internationales dans la pratique nationale.