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L’usage rationnel et efficace de l’eau est une exigence de l’époque
11:13 / 2024-11-08

Une vidéoconférence consacrée aux mesures d’usage rationnel de l’eau et des ressources énergétiques, à la réduction des pertes dans l’agriculture, s’est tenue le 7 novembre sous la direction du président Shavkat Mirziyoyev.

Actuellement, le monde connait une croissance des problèmes écologiques et des catastrophes naturelles. Notre région est confrontée à la menace d’une pénurie d’eau, et l’Ouzbékistan prend des mesures actives pour appliquer des technologies économes en eau et protéger cette ressource précieuse.

En particulier, grâce au bétonnage des 550 kilomètres de canaux et d’aryks, l’approvisionnement en eau s’est amélioré sur 200 000 hectares de terres, ce qui permet d’économiser 450 millions de mètres cubes d’eau par an. Les fermiers et les clusters ont bétonné 13 000 kilomètres de réseaux internes.

Le système de gestion des ressources en eau a été réformée : le système de comptage de l’eau a été mis en place dans les districts, et les fermiers ont appris à contrôler sa consommation. Cette année, le système transparent a permis de doubler le total de l’eau à fournir aux champs, ainsi que de mettre en place le registre des 6 milliards de mètres cubes d’eau supplémentaires.

Toutefois, des problèmes importants demeurent toujours. Par exemple, la fourniture de chaque mètre cube d’eau aux clusters et fermiers coûte en moyenne 212 soums, et le coût est 2 à 3 fois élevé dans les régions de Boukhara, de Kachkadaria et de Namangan.

Au cours dernières années, un milliard de dollars ont été alloués afin de moderniser des stations de pompage comme celles de Karchi, d’Amou-Boukhara et d’Amou-Zang. Pourtant, le coût de l’eau continue d’augmenter en raison de l’usure des petites et moyennes pompes. Les pertes de l’eau restent toujours élevées dans vingt districts malgré la diminution de ces dernières de 10 à 15 % à la suite du bétonnage des canaux.

Compte tenu de ces problèmes, la conférence présidentielle a fourni l’occasion de déterminer des tâches suivantes. À l’heure actuelle, il reste à bétonner 18 000 kilomètres de grands canaux et 94 000 kilomètres de canaux internes. Pour ces travaux, on prévoit d’attribuer 800 milliards de soums l’année prochaine.

L’année dernière, on a réussi à diminuer les dépenses de bétonnage de deux fois grâce au soutien qui contenait la fourniture des techniques, de la main d’œuvre et des matériaux de construction. Grâce aux contrats directs avec les entrepreneurs sur la fourniture de ciment, on pourrait réduire les dépenses d’encore 20 %.

Le flux d’eau s’accélère dans les canaux bétonnés, ce qui fournit des opportunités de construire de petites centrales hydroélectriques, a-t-on indiqué lors de la conférence. Dans la région de Navoï, on a lancé la construction de 148 centrales similaires d’une capacité totale de 11 mégawatts. Dans l’avenir, il est envisagé de construire 2 000 microcentrales hydrauliques, ce qui permettrait d’obtenir annuellement 600 millions de kilowatts d’énergie électrique supplémentaires.

Les responsables ont été chargés d’élaborer des conditions de partenariat privé et de les faire parvenir aux entrepreneurs pour la participation à ces projets.

Le président en a mentionné des exemples réussis. En particulier, dans le district de Dustlik de la région de Djizak, le projet d’une valeur de 21 millions de dollars, qui porte sur la mise en place d’un système intelligent de gestion de l’approvisionnement en eau, s’est achevé. Dans 2 000 endroits ont été établis des compteurs et des caméras. La gestion automatisée a permis d’économiser 20 % de l’eau, et la rénovation des réseaux d’irrigation – encore 10 %. La gestion de l’eau a été transférée au secteur privé. Pour la première fois, le paiement de l’eau sera effectué à l’avance. 

Les hokims ont été chargés d’étudier la présente expérience et de l’appliquer dans les districts confrontés à des problèmes d’approvisionnement en eau. 

À l’heure actuelle, pour l’arrosage des terres dans le pays, on utilise plus de 1 600 stations de pompage, qui nécessitent de considérables dépenses énergétiques. Pour cette raison, l’année 2025 a été proclamée « année de l’amélioration de l’efficacité des stations de pompage » dans la gestion de l’eau.

La coopération avec des partenaires privés, l’installation des pompes économes en énergie et des panneaux solaires permettraient de réduire la consommation d’énergie électrique de 20 %. Dans la région de Khorezm, les fermiers appliquent déjà ces solutions, en recevant des revenus supplémentaires de la vente du surplus d’énergie à l’État en taille de 7 à 8 millions de soums par mois.

Des instructions ont été données aux responsables pour soutenir et élargir cette expérience.

À l’heure actuelle, les technologies économes en eau sont utilisées sur une surface totale de 2 millions d’hectares, ce qui a permis d’économiser 2 milliards de mètres cubes d’eau au cours de la seule année dernière. Cependant, les équipements ne fonctionnent pas efficacement dans certains champs.

Désormais, cette question sera prise sous un strict contrôle. L’année prochaine, les technologies économisant l’eau seront introduites sur 500 000 hectares de plus. Le système de subvention du nivellement des champs au laser, appliqué plus tôt au Karakalpakistan, sera répandu dans la région de Khorezm, et le nivellement laser sera de même élargi dans d’autres régions.

La collecte des eaux de crue au printemps et en automne constitue une autre source d’eau importante. De tels ouvrages seront construits dans les régions de Samarkand, de Kachkadaria, de Sourkhandaria, de Namangan, de Fergana et de Tachkent, ce qui améliorera l'approvisionnement en eau sur 50 000 hectares. La société « Uzbekgidroenergo » (énergie hydraulique) a élaboré un plan sur deux ans pour travailler dans ce domaine.

Le président a noté que la numérisation serait la seule manière de faire des changements fondamentaux dans la gestion de l’eau.

Des systèmes de contrôle en ligne et des compteurs « intelligents » sont appliqués dans les stations de pompage. Pourtant, pour le moment, il manque un système d’information pour la collecte et l’analyse des données depuis ces installations. Le registre et le calcul de la consommation d’eau restent compliqués.

Pour cette raison, il est envisagé de créer un Centre de numérisation de la gestion de l’eau au sein du ministère de la Gestion de l’eau afin de lancer un système d’information unique pour le registre et le contrôle de la consommation d’eau.

Les responsables ont été chargés d’élaborer un programme de projets prometteurs dans la gestion de l’eau à l’horizon 2030.

La conférence a permis d’entendre les visions et les propositions des ministres, des gouverneurs territoriaux et des spécialistes sur les questions abordées.

UzA