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L'Ouzbékistan s'ouvre aux investisseurs étrangers, selon Le Moci
10:39 / 2021-01-16

Le magazine professionnel Le Moci, entièrement dédié à l'export et au commerce international, a publié jeudi un article consacré à l’intérêt croissant des entreprises françaises au marché ouzbek.

L’article intitulé « L’Ouzbékistan, nouvel eldorado pour les entreprises françaises » est rédigé par Bruno Mouly.

D’après l’article, l’Ouzbékistan a radicalement changé avec l’arrivée au pouvoir du président Chavkat Mirzioïev, qui « a relancé l'économie nationale en l'ouvrant aux investissements internationaux et aux capitaux étrangers »

« Tous les yeux sont rivés sur l'Ouzbékistan susceptible de devenir le grand pôle d'attraction de l'Asie Centrale », indique l’auteur de l’article.

Selon le journaliste, depuis l’ouverture de l’Ouzbékistan aux investisseurs étrangers en 2017, les grands groupes français ont commencé à conclure des contrats efficaces avec l’administration et les entreprises ouzbèkes. Les entreprises françaises deviennent de plus en plus présentes et actives sur le marché ouzbek depuis 2019.

L’expert aborde d’abord la création de trois supermarchés du réseau Carrefour dans la capitale ouzbèke. Selon l’article, le groupe commercial tricolore prévoit d’ouvrir encore cinq supermarchés et deux hypermarchés à Tachkent, d'ici à 2022, ce qui permettrait de créer 2500 emplois directs et indirects et de mobiliser quelque 600 fournisseurs locaux.

L’auteur aborde ensuite le concours de Rungis Semmaris au développement du réseau agrologistique des marchés de gros en Ouzbékistan. Le groupe français a signé en décembre dernier un accord-cadre sur la création d'un réseau de marchés de gros de fruits et légumes, notamment à Tachkent, à Samarkand et à Andijan.

Puis, l’auteur revient sur la signature par Suez en juin 2020 d’un contrat de 142 millions d'euros d'une durée de 7 ans, qui porte sur la modernisation des réseaux d'eau potable et d'assainissement de la capitale ouzbèke. Le contrat est conclu avec la ville de Tachkent et le ministère du Logement et des Services communaux. 

Selon l’article, il s’agit d’une collaboration à la mise en œuvre de solutions intelligentes pour la gestion de l'eau et le transfert de compétences aux collaborateurs de TSST (Toshkent Shahar Suv Taminoti, la compagnie des eaux de Tachkent). Le groupe français prévoit en outre de créer une académie de l'eau « Uzbekistan Water Academy » pour assurer la formation de professionnels de l'eau ouzbeks et renforcer leurs compétences afin de former « la prochaine génération de gestionnaires et spécialistes de l'eau du pays ».

L’auteur énonce également la participation de Total Eren aux efforts de développement de l’énergie électrique en Ouzbékistan. Le groupe tricolore a signé en septembre 2019 un contrat d'achat d'électricité sur 25 ans. Il a de même conclu un accord de soutien gouvernemental pour démarrer son premier projet de centrale photovoltaïque, d’une puissance de 100 MW, dans la région de Samarkand, afin de générer l'équivalent de la consommation d'électricité de 150 000 habitants.

L’expert revient après sur Assystem, qui, avec le ministère de l'Énergie, a officialisé en septembre 2019 la création d'une coentreprise dans le domaine énergétique.

L’article aborde finalement le partenariat entre Orano et le Comité national pour la géologie et les ressources minérales (GoscomGeology), établi en 2019 pour développer les activités d'exploration et d'exploitation minières dans « le pays le plus peuplé d’Asie centrale ».

Le journaliste indépendant estime ainsi que l'Ouzbékistan « s'ouvre aux investisseurs étrangers » et les entreprises françaises « jouent la carte de l'expertise et du conseil pour moderniser certains secteurs de l'économie du pays ».