Le président Shavkat Mirziyoyev a tenu jeudi, le 18 janvier, une réunion pour examiner les priorités des secteurs de l’investissement, des exportations et de l’industrie pour l’année 2024.
La Stratégie « Ouzbékistan 2030 » détermine l’objectif d’élever le produit intérieur brut jusqu’à 160 milliards de dollars et le revenu par habitant jusqu’à 4 000 dollars. Cela n’est pas possible uniquement par le marché intérieur, mais l’essentiel est d’attirer des investissements étrangers et d’accroître les exportations.
La réunion présidentielle a commencé par un examen critique de la situation actuelle et de l’activité des fonctionnaires engagés dans les secteurs mentionnés.
Au cours des six dernières années, le pays a reçu presque 50 milliards de dollars d’investissements étrangers. L’année dernière, le PIB et l’industrie ont progressé de 6 %.

Mais, l’exportation des marchandises n’a pas connu de progrès. Le travail sur l’établissement des accords de reconnaissance mutuelle de la certification n’a pas été organisé au niveau souhaité.
Certains fonctionnaires ont été déchargés de leurs fonctions, avec une décision étant prise pour l’application des sanctions disciplinaires à l’égard de certains autres, en raison de leurs négligences et de défauts commis dans leurs activités.
Il a finalement été décidé d’appliquer des indicateurs d’efficacité dans l’évaluation de l’activité de tous les vice-ministres et les hokims impliqués à la gestion des investissements.
Le chef de l’État a attiré l’attention sur les défauts commis dans le secteur. Il a avancé une série de missions importantes dans ce domaine en annonçant des changements structurels.
La réunion présidentielle a de même donné lieu à l’évaluation de l’efficacité des investissements et des projets prometteurs.

Au cours des six dernières années, le total des investissements introduits dans l’industrie du pays s’est multiplié par sept. Ces trois dernières années, on a acheté des équipements pour un coût total de 14 milliards de dollars.
Mais, la productivité de l’industrie, les nouveaux emplois créés et la valeur ajoutée n’ont pas progressé de manière appropriée. Les entreprises lancées dans certaines régions et dans certains secteurs n’ont donné aucun effet sur les exportations. Les responsables ont donc été critiqués pour leur contrôle insuffisant sur l’efficacité des projets. Ils ont eu des charges supplémentaires.
L’année dernière, les investissements effectués dans la pisciculture, l’aviculture, la bijouterie, l’apiculture et la sériciculture ont diminué dans les villes de Samarkand et de Tachkent, ainsi que dans douze districts et villes du pays. Dans certaines régions, la réalisation des projets d’investissement conclus lors des visites à l’étranger et des expositions internationales, avance lentement.
Le ministère des Investissements, de l’Industrie et du Commerce s’est vu chargé d’en prendre le contrôle et d’accélérer la mise en œuvre de ces projets.
La croissance de la production industrielle, la localisation des marchandises et des services ont également été au centre des discussions lors de la réunion présidentielle.
La réunion a permis d’avancer des problèmes liés à l’usage inefficace des possibilités fournies dans les zones spéciales économiques du pays.

« Nous n’atteindrons certainement nos objectifs fixés que si chaque dirigeant va travailler de façon dévouée, aimer son pays et son peuple, accomplir de bonne foi, ensemble avec son équipe, les missions lui confiées » a dit le président.
À la fin de la réunion, les responsables du système de l’investissement, les ministres et les gouverneurs territoriaux ont présenté l’information sur leurs projets pour l’année courante.
UzA