Le président Shavkat Mirziyoyev s’est rendu le 29 janvier au Centre de la civilisation islamique en Ouzbékistan pour prendre connaissance des travaux d’amélioration en cours sur place.
Le projet unique n’a pas d’analogues dans l’histoire du pays. Actuellement, le bâtiment majestueux s’est déjà érigé, la construction est entrée dans sa phase finale.


Le Centre est créé conformément au décret présidentiel du 23 juin 2017. Le jour de la fête du Ramadan en 2018, le chef de notre État avait posé la première pierre à son fondement.
Le magnifique édifice du Centre est de trois étages. Il est conçu dans un style des monuments architecturaux anciens. La coupole traditionnelle et la façade, une combinaison particulière des ornements nationaux y rajoutent de la beauté et de la puissance. Sur les quatre côtés du complexe se trouvent des portails de 34 mètres de haut, avec une coupole de 65 mètres au centre.


La salle du Coran sera le cœur du Centre, où sera installé une relique sans prix du monde islamique, « le Coran d’Othman ». Des copies du Livre sacré réalisées à l'époque des Samanides, des Karakhanides, des Khorezmshahs (Khorezmiens), de Ozbak Khan, des Temourides et des autres dynasties historiques, leurs traductions dans l'ancienne langue ouzbèke, ainsi que des copies manuscrites rares du Coran du monde entier y seront également présentées.
« De nombreux livres, manuscrits anciens, données uniques et œuvres d’art, qui appartiennent à notre patrimoine riche et distinctif, furent dispersés dans différents pays et restèrent inconnus pour nous pendant longtemps. Grâce à ce centre, nous avons fait d’énormes progrès dans l’étude de l’histoire et avons découvert de nouvelles sources. Mais, à l’heure actuelle, il est important non seulement de les préserver comme monuments du passé, mais de les faire entrer dans le monde scientifique actif, de les faire parvenir à nos concitoyens, notamment aux jeunes, dans une forme accessible et de les présenter largement à la communauté mondiale. Ce centre doit devenir non seulement un gardien de l'histoire, mais aussi un espace intellectuel qui relie le passé, le présent et le futur, définissant les orientations clés de notre développement » a souligné Shavkat Mirziyoyev.


Dans le complexe seront organisées des sections intitulées « Les civilisations préislamiques », « L’époque de la première Renaissance », « L’époque de la deuxième Renaissance », « L’Ouzbékistan au XXe siècle » et « Le nouvel Ouzbékistan – une nouvelle Renaissance ». Le président a accordé une attention particulière à leur conception scientifique et aux conditions fournies.
L’histoire de ces périodes est présentée à travers de divers artefacts, sources manuscrites, photographies et technologies multimédias. Un accent particulier est mis sur les activités à multiples facettes des savants et penseurs comme Al-Khwarizmi, Al-Farghani, Al-Farabi, Al-Biruni, Ibn Sina (Avicenne), Mahmud Al-Zamakhshari, Mirza Ulugbek (Ulugh Beg), Mir Alisher Navoï, Ali Quchtchi et d'autres. La contribution de penseurs éminents au développement de l'éducation islamique est également présentée. Parmi ces derniers figurent les noms de : Imam Boukhari, Imam Termizi (Al-Tirmidhi), Hakim Termizi (Al-Hakim al-Tirmidhi), Abul Mansur Al Maturidi, Abu Mouïn Al Nasafi, Kaffol Shashi, Abdulkhalik Gijduvani, Najmiddin Kubro, Burhaniddin Marginoni, Bahaouddin Naqshband, Khoja Akhror Vali.


Dans le même temps, une section particulière est dédiée aux femmes éminentes et influentes du passé – Bibikhanum, Khonzodabegim, Gavharshodbegim, Gulbadan, Nodirabegim, Uvaysi, Anbar atyn, qui ont soutenu et protégé les sciences et les arts. Cette exposition est censée servir d’exemple inspirant pour les femmes contemporaines.
Le chef de l’État a évoqué l’importance et les missions du centre.


« Science, culture, instruction et éducation ont toujours été à la base de la civilisation islamique et des études islamiques. Ce sont des valeurs qui constituent le fondement du centre que nous créons. Son objectif principal est de réunir en un seul lieu l’héritage millénaire de la culture islamique, associé à notre pays. Tous ceux qui viennent visiter ce centre pourront voir de leurs propres yeux la puissance de cette histoire, comprendre que l'islam est tout d’abord une religion de paix, de progrès et de tolérance, et de même comprendre plus profondément la contribution exceptionnelle du peuple ouzbek à la civilisation mondiale » a noté le président.
Il a été souligné à cet égard qu’il est nécessaire d’étudier profondément l’héritage des grands ancêtres et de le transformer en une force vivante capable de répondre aux défis de l’époque contemporaine. Il est important de coordonner scientifiquement et méthodologiquement les activités de l'Académie islamique internationale d'Ouzbékistan, des centres de recherche portant les noms de l'Imam Bukhari, de l'Imam Tirmidhi, de l'Imam Maturidi et d'autres institutions scientifiques et éducatives. Avec des efforts conjoints, on doit développer des réponses scientifiques aux défis actuels et combattre l’ignorance par l’éducation.


« Dans l’avenir, ce centre deviendra un symbole de notre école d’architecture, du potentiel scientifique et spirituel du Nouvel Ouzbékistan. Chacune de ses sections doit porter un sens profond et refléter cette mission. Déjà, la coopération a été établie avec de prestigieux musées, bibliothèques étrangers et des spécialistes réputés, et des travaux et livres scientifiques sont publiés. Toutefois, il est important que ce travail soit systématique et scientifiquement fondé. Notre but principal est de comprendre et de présenter notre identité nationale », a souligné le chef de l’État.
Le Centre coopère activement avec les prestigieuses organisations scientifiques internationales, comme l’UNESCO et l’ICESCO. En août 2024, le 8e Congrès international sur le thème « L'héritage des grands ancêtres – au fondement de la troisième Renaissance » s'est tenu à Tachkent et à Samarkand, et a réuni environ 200 scientifiques de 35 pays. Durant l’événement, de précieuses propositions ont été avancées pour le développement futur du Centre.


Prenant connaissance de l'avancement des travaux et des conceptions de la future exposition, le président a donné des instructions concrètes sur l'organisation du travail du Centre, l’enrichissement de son contenu et son amélioration future.
Ici, le chef de l'État s’est également familiarisé avec une présentation consacrée au développement du potentiel touristique de la capitale.


À l’heure actuelle, de nombreux projets touristiques d’envergure sont en cours de réalisation dans différentes zones de Tachkent. Des dizaines de sites touristiques fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ouvrent leurs portes dans les districts de Bektemir, Mirza-Ulughbek, Mirabad, Younousabad, Yakkasaray et Yangihayot.
La vieille ville de Tachkent a une valeur historique particulière et attire des touristes étrangers toute l'année. C’est ainsi qu’elle se développe activement comme un pôle touristique spécialisé. En particulier, une rue touristique thématique a été créée l'année dernière dans le mahalla de Gulbozor, situé à proximité du marché Tchorsu. Des travaux d’envergure sont menés pour améliorer l’aménagement du parc de culture et de loisirs portant le nom d’Abdulla Kadyri.


Il est prévu de créer dans un proche avenir des rues gastronomiques et touristiques dans le district d’Almazar. Dans le cadre du projet, 17 rues et 32 ruelles ont été sélectionnées pour créer des infrastructures touristiques supplémentaires tout en préservant l’image architecturale unique de la Vieille ville.
Grâce à ces transformations, on s’attend à une augmentation de 250 du nombre d’entrepreneurs dans le district et à la création de 1 500 nouveaux emplois. Le plus important est que la croissance du flux touristique quotidien devrait passer de 4 000 à 11 000 personnes.

Le président a chargé les responsables de prendre des mesures supplémentaires en vue d’élargir les possibilités pour les entrepreneurs et les artisans, ainsi que d'organiser des itinéraires touristiques qui rendent les voyages dans la capitale encore plus riches et passionnants.
UzA