Le 30 octobre, le président de la République d’Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev, est intervenu à la cérémonie d’ouverture de la 43e session de la Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qui se déroule dans la ville de Samarkand.
Le chef de l’État ouzbek a salué chaleureusement les participants au forum organisé sur la terre ouzbèke hospitalière – un carrefour des cultures et des civilisations. Il a exprimé sa profonde reconnaissance au président serbe, Aleksandar Vucic, au président slovaque, Peter Pellegrini, à la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, aux chefs de gouvernements des pays étrangers, aux représentants des organisations internationales et régionales ainsi qu’à toutes les délégations présentes pour leur participation à la conférence.
Au début de son discours, le président ouzbek a réitéré que la présente session se déroulait en dehors du siège de l’UNESCO, situé à Paris, pour la première fois depuis quarante ans.
« Nous percevons la tenue de ce forum représentatif à Samarkand comme une expression de la haute confiance des pays membres de l’Organisation envers les réformes d’envergure accélérées dans le Nouvel Ouzbékistan » a dit le chef de l’État ouzbek.
Au cours des 80 ans de son activité, l’Organisation est devenue une institution mondiale prestigieuse favorisant la coopération mondiale dans les secteurs de l’éducation, de la science, de la culture et de l’information, ainsi que le renforcement de la confiance et de la solidarité, a indiqué le président d’Ouzbékistan.
Dans ce contexte, il a évoqué le rôle croissant de l’UNESCO dans la conservation de l’identité nationale des peuples, de leur patrimoine culturel, le maintien et la consolidation du dialogue étroit entre différentes religions.
« Il est profondément symbolique que notre forum se déroule à Samarkand, une ville entrée dans l’histoire humaine comme centre des idées humanistes, des connaissances sans prix et du dialogue intercivilisationnel » a déclaré le dirigeant ouzbek.
Le chef de l’État ouzbek a évoqué le grand héritage de Samarkand comme berceau des sciences, des lettres et de la culture. Il a parlé en particulier de l’observatoire de Mirzo Ulughbek, où fut créé le célèbre tableau des étoiles, dont s’inspirèrent les découvertes de Copernic et Kepler. Le président a invité les invités à se pénétrer dans l’atmosphère de Samarkand, perle de la Route de la Soie, terre de la paix et de l’amitié entre les peuples.
Des tensions géopolitiques et des conflits armés dans différentes régions du monde causent des dommages aux monuments uniques et au patrimoine culturel, alors que la rupture dans l’accès aux savoirs et aux technologies numériques contribue aux inégalités mondiales, a-t-on souligné.
Selon le dirigeant ouzbek, dans des conditions aussi complexes, le renforcement de la solidarité revêt une importance particulière pour accomplir les principales missions de l’UNESCO. L’Ouzbékistan réaffirme son engagement envers les nobles objectifs de l’Organisation et sa volonté de servir de pont entre l’Orient et l’Occident, le Nord et le Sud, tout en fournissant une plateforme ouverte pour une coopération constructive.
Actuellement, l’Ouzbékistan met en œuvre un programme de coopération sur cinq ans avec l’UNESCO, portant sur la période jusqu’en 2027. Dans ce cadre, d’énormes événements ont été organisés pour célébrer les anniversaires des grands penseurs et figures historiques – Abou Raïhan Al Birouni, Ahmad Al Ferghani, Amir Temur (Tamerlan), Ali Qouchtchi, Kamoliddin Behzod – ainsi que les dates commémoratives des institutions scientifiques connues comme l’Académie Mamoun de Khorezm et des biens littéraires, dont l’épopée « Alpomish ».
Les monuments situés le long du corridor Zéravchan-Karakoum ont rejoint les villes ouzbèkes inscrites sur la liste du patrimoine mondial : Khiva, Boukhara, Chakhrisabz et Samarkand. Les zones naturelles du Tian Shan de l’Ouest et du désert du Touran reflètent la biodiversité unique de la région.
Comme le rappelait le président, environ vingt éléments du patrimoine immatériel de l’Ouzbékistan ont été reconnus par l’UNESCO, dont : shashmaqom, le chant Katta Ashula, la danse lazgi, l’art de askiya, la peinture miniature, la fête de Navrouz, ainsi que les traditions de fabrication des tissus nationaux atlas et adras. Les festivals de musique Sharq Taronalari, de l’art du maqom, du baxshi, de l’artisanat populaire et des sports ethniques sont organisés sous l’égide de l’UNESCO.
Une attention particulière a été accordée aux résolutions de l’UNESCO, initiées par l’Ouzbékistan, notamment : « Le processus de Khiva : promouvoir la coopération internationale en Asie centrale », la Déclaration de Tachkent sur l’éducation et la protection de la petite enfance et la Déclaration de Tachkent sur l’accès à l’information.
Des départements et des écoles partenaires de l’UNESCO mènent leurs activités avec succès en Ouzbékistan. Tachkent et Ferghana ont été intégrées au Réseau mondial des villes apprenantes de l’UNESCO. De plus, des centaines de sites du patrimoine culturel ont été restaurés sur la base des technologies modernes et selon les normes internationales.
Le président a également rappelé que, dans le cadre de la conférence de Samarcande, plusieurs événements supplémentaires sont organisés : la biennale d’art contemporain à Boukhara, l’ouverture du Centre régional pour le développement de l’éducation préscolaire à Tachkent, la cérémonie de remise du Prix international UNESCO-Ouzbékistan Abou Raïhan Birouni, ainsi qu’une conférence sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la gestion des musées. En outre, l’Ouzbékistan adhère à la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur.
Ensuite, le dirigeant ouzbek a présenté une série de propositions et initiatives visant à développer les directions stratégiques de l’action de l’UNESCO.
UzA