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Le président de la République d'Ouzbékistan a participé à la réunion du Conseil des chefs d’État de la CEI au Kazakhstan
16:39 / 2015-10-17

Le président de la République d’Ouzbékistan Islam Karimov s’est déplacé les 15 et 16 octobre 2015 en République du Kazakhstan où il a participé au sommet du Conseil des chefs d’État de la Communauté des États indépendants (CEI).

Le président de la République d’Ouzbékistan Islam Karimov s’est déplacé les 15 et 16 octobre 2015 en République du Kazakhstan où il a participé au sommet du Conseil des chefs d’État de la Communauté des États indépendants (CEI).

Les principaux évènements prévus dans le cadre du sommet se sont tenus vendredi 16 octobre 2015.

Lors du sommet, les leaders de la CEI ont discuté des orientations futures de la coopération dans l’espace de la Communauté et échangé des vues sur les problèmes actuels régionaux et internationaux, l’attention particulière étant accordée aux questions liées à la coopération dans le domaine de la sécurité.

Le président de la République d’Ouzbékistan, Islam Karimov, a indiqué la pertinence et l’opportunité de cette rencontre des chefs d’États de la CEI dans un contexte où la tension s’accroît et la situation change rapidement dans l’entourage proche et loin : les menaces croissantes du radicalisme, du terrorisme, de l’extrémisme et du trafic de drogues ainsi que l’accroissement des conflits et des controverses produisent l’inquiétude. De même, la crise mondiale financière et économique et la conjoncture socio-économique dans les pays communautaires constituent un objet de préoccupation. Selon le dirigeant de l’Ouzbékistan, dans ce contexte bien complexe, toute rencontre ou échange de vue ainsi que la recherche commune des voies vers la sortie d’une telle situation assez inquiétante ne peuvent faire que du bien.

Saisissant l’importance du sommet, Islam Karimov a souligné le rôle positif et significatif que joue aujourd’hui la CEI. En effet, la pertinence dictée par la vie même et les perspectives du développement commun ont conditionné cette rencontre de haut niveau.

« Nous voyons la Communauté comme une structure permettant largement de maintenir un dialogue interétatique direct, d’échanger des vues, de discuter des questions importantes et de résoudre des débats et discussions entre les États participants, tenant compte des intérêts mutuels, de la base contractuelle et juridique, des instruments et mécanismes de la coopération. La CEI sert de plate-forme importante pour l’élaboration commune des approches appropriées, l’adoption de mesures pratiques et coordonnées pour l’usage efficace du potentiel existant dans la coopération commerciale et économique, la prévention et la lutte contre l’activité extrémiste et, ce qui est particulièrement important, les relations réciproques des citoyens dans l’espace communautaire et la résolution des questions quotidiennes », a marqué le président de l’Ouzbékistan. 

Le plus important facteur d’importance de la CEI, selon Islam Karimov, consiste dans l’approfondissement de la coopération dans le domaine des communications de transports et du transit par l’offre mutuelle des facilités et privilèges, la conduite d’une politique des tarifs favorable ainsi que l’élaboration et le développement des nouveaux itinéraires de transports avantageux pour tous.

Il est à constater à cet égard que, ces derniers temps, avec l’apparition des unités interétatiques diverses sur l’espace post-soviétique, les réunions du Conseil des chefs d’État et des autres organismes de la CEI portent, dans la majorité des cas, un caractère général ou encadré. Les questions inclues à leur ordre du jour n’ont, quant à elles, presqu’aucun lien avec la situation réelle que l’on observe dans l’espace communautaire et sont, au fond, loin de la  réalité.

Le président de l’Ouzbékistan a cité comme exemple cette même rencontre dont l’ordre du jour était, selon lui, excessivement surchargé de questions peu importantes, qui touchaient les domaines généraux de la coopération multilatérale : adresses, déclarations et demandes, création des commissions de conciliation, information sur l’exécution des décisions antérieurement adoptées, etc. D’après le président Islam Karimov, la sortie de la situation qui se présente est ainsi : chacune de ces institutions interétatiques, la CEI et l’Union eurasiatique doivent avoir son propre agenda et programme d’action, ne pas doubler mais se compléter.

Islam Karimov s’est arrêté ensuite sur le problème afghan ayant un rapport direct avec la région.

La situation actuelle en Afghanistan, où la guerre fratricide continue depuis plus de 35 ans déjà, se caractérise comme un conflit entre parties opposées, qui n’est pas encore terminé. Les évènements récents ayant eu lieu dans la ville frontalière de Kunduz ont montré l’absence entière de coordination dans le gouvernement et l’inaction de ce dernier. Alors, les Talibans actifs et bien organisés se sont emparés de la ville en quelques jours.

Le chef de l’Ouzbékistan a marqué en particulier que le passage des formations de bandit du sud vers le nord et le nord-est de l’Afghanistan ainsi que la tension croissante dans les zones frontalières provoquaient de même une profonde inquiétude. Les dernières tentatives des Talibans d’occuper certaines régions du pays témoignent que le Mouvement dispose encore d’un potentiel militaire considérable alors que l’armée afghane n’est pas encore capable de résister aux Talibans en toute indépendance. Le gouvernement du pays, quant à celui-ci, n’est pas capable de contrôler dans une mesure entière la situation dans le pays sur le plan de la sécurité.

Prenant en considération la situation présente en Afghanistan, des experts et spécialistes sont de plus nombreux à adhérer à l’idée d’augmenter le nombre des soldats de l’ISAF dont la présence en Afghanistan doit être prolongée à encore certaines années afin d’éviter une répétition de la triste expérience irakienne. 

« Mais, quelle que soit la situation en Afghanistan, on peut dire avec une entière persuasion qu’il n’y a pas d’autre solution au problème, outre la seule : c’est la voie des négociations politiques et pacifiques et la recherche de compromis entre les parties opposées, sous l’égide de l’ONU. Une autre sortie n’existe pas simplement », a souligné le chef de l’État. 

Finalement, Islam Karimov a salué la République kirghize de sa présidence de la CEI pour la période suivante et souhaité du succès au président Almazbek Atambaev dans l’accomplissement de cette mission responsable.