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Une responsabilité d'être dignes disciples du grand ancêtre
09:17 / 2014-10-31

Parmi les grands savants ayant apporté une énorme contribution à la civilisation mondiale, une place particulière est à Abu Ali ibn Sina (Avicenne), savant-encyclopédiste médiéval.

Les travaux de génie et l’héritage scientifique des savants et penseurs éminents du Moyen Age constituent l’apanage commun de toute l’humanité, avait indiqué le président de la République, Islam Karimov, lors de la conférence internationale sur « L’héritage historique des savants et penseurs du Moyen Age, son rôle et sa portée pour la civilisation moderne », tenue les 15 et 16 mai derniers à Samarkand.

Parmi les grands savants ayant apporté une énorme contribution à la civilisation mondiale, une place particulière est à Abu Ali ibn Sina (Avicenne), savant-encyclopédiste médiéval. Ses travaux sont toujours importants et utiles dans les sciences modernes comme la médecine, la littérature, la musique, les mathématiques, l’astronomie, la chimie, la géographie, la psychologie et la philosophie.

Dans le contexte des réformes spirituelles et éducatives, qui se réalisent en Ouzbékistan depuis l’indépendance nationale, une attention particulière est accordée à l’étude approfondie de la vie et de l’activité d’Abu Ali ibn Sina, à l’initialisation de la génération grandissante aux idées nobles de ses œuvres, à l’éducation de la jeunesse au respect de l’histoire du pays.

En effet, la création de la Fondation publique Ibn Sina sur l’initiative du président Islam Karimov et l’organisation de différentes conférences scientifiques et pratiques à Boukhara, lieu natal du grand savant, ont une signifiance importante dans l’étude de la biographie, de l’œuvre et de l’héritage scientifique du savant-encyclopédiste d’Orient, ainsi que dans la réalisation de recherches sur ce riche patrimoine.

« La vie et les activités de notre grand ancêtre, Abu Ali ibn Sina, sont un exemple pour les générations qui le suivent, éveillent chez nous les sentiments de fierté et de respect, dit le directeur de la Fondation publique Ibn Sina, Nozimkhon Makhmudov. Parmi les savants de l’époque, il fut connu comme « cheïkh ar-Raïs » (« le maître, le plus grand des savants ») dans l’Orient et comme « le maître de la philosophie » et « le prince des médecins » dans l’Occident. Au fil des siècles, les œuvres d’Ibn Sina ont exercé l’influence sur le développement des sciences et de la culture dans l’Orient et l’Occident. »

Selon des sources historiques, Ibn Sina commença ses recherches à 16 ans et écrivit plus de 450 œuvres au total, dont seulement 242 sont arrivées jusqu’à nous. Au Moyen Age, les œuvres d’Ibn Sina furent traduites en latin, une langue étant à l’époque la langue des sciences en Europe, ainsi que vers d’autres langues. Léonardo da Vinci, Michelangelo, Francis Bacon et d’autres s’inspiraient de ses travaux.

Comme le souligne le professeur indonésien Agus Suwandono, qui a participé à la conférence scientifique et académique internationale sur le rôle de la doctrine d’Ibn Sina dans le développement des sciences, à Boukhara, le savant éminent né et ayant fait des recherches à Boukhara, a apporté une contribution inappréciable au développement de la médecine mondiale. Son livre Al-Qânûn fi'l-Tibb (« Canon de la médecine ») a été étudié et enseigné pendant plusieurs siècles dans de prestigieuses universités européennes. Et de nos jours, l’héritage scientifique du philosophe n’a pas perdu son importance. Dans la médecine moderne, on y recourt souvent pour la recherche de solutions aux questions importantes, ce qui témoigne de ce que l’école d’Ibn Sina est une source inépuisable de connaissances.

À l’heure actuelle, différents projets scientifiques et pratiques sont en œuvre en Ouzbékistan pour l’étude de l’héritage d’Ibn Sina. En particulier, la Fondation publique Ibn Sina conduit des « lectures internationales d’Ibn Sina » sur l’œuvre du grand penseur, en collaboration avec l’Académie des Sciences d’Ouzbékistan, la région de Boukhara, le ministère de Santé publique et d’autres organisations. Dans ce cadre, on étudie le rôle de la doctrine d’Ibn Sina dans la protection de la santé humaine, sa portée et signifiance dans le développement ultérieure de la médecine moderne.

Des organisations gouvernementales et non gouvernementales, des établissements médico-scientifiques d’Ouzbékistan maintiennent une coopération étroite avec l’Organisation mondiale de la santé, des centres de recherches scientifiques et médicales du monde et des organisations non gouvernementales engagées dans le domaine de la santé, afin d’effectuer un échange d’expérience à l’échelle internationale, d’étudier les progrès de la médecine mondiale, de promouvoir le patrimoine du grand guérisseur, Ibn Sina.

En outre, multiples conférences, rendez-vous et entretiens consacrés à la vie et aux activités d’Abu Ali ibn Sina, à ses travaux scientifiques en médecine, sont organisés de manière régulière par l’Institut de pédiatrie de Tachkent, qui a sur son territoire un parc spécial portant le nom d’Ibn Sina. Ici, des évènements divers se tiennent en présence et participation de professeurs et étudiants. Les étudiants doués de l’établissement obtiennent souvent la bourse d’études du gouvernement Abu Ali ibn Sina.

« Le fait d’avoir gagné cette bourse portant le nom du grand ancêtre me confère une grande responsabilité, dit l’étudiante de l’Institut de pédiatrie de Tachkent, Asal Saïdkhodjaeva. C’est que nous avons le droit d’être fiers de nos grands ancêtres, comme le dit le chef de notre État. Mais, avec cela, nous devons, nous aussi pour notre part, enrichir ce patrimoine, apporter une digne contribution à sa préservation et à son accroissement. »