Une table ronde sur le thème « L’unification des efforts pour la lutte contre la radicalisation des jeunes dans les pays d’Asie centrale » s’est tenue dans la résidence de la représentation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Tachkent.
L’évènement a rassemblé des représentants des institutions médiatiques, des organisations non gouvernementales, des blogueurs et des experts du Kazakhstan, du Tadjikistan et d’Ouzbékistan.
Selon la directrice du Centre de formation continue des journalistes, Gulnora Bobojonova, la radicalisation des jeunes constitue une menace à la sécurité de toute la région. Elle a réaffirmé le rôle important des journalistes dans la prévention de la propagation des idées destructrices.
« Les médias peuvent être un instrument pour la radicalisation, mais, à la fois, un instrument puissant pour la combattre. Les journalistes doivent être conscients de leur responsabilité lors de la couverture de ces thèmes et pouvoir travailler de manière professionnelle et éthique sur les questions sensibles » rappelle-t-elle.
La lutte contre la radicalisation est un devoir non seulement de l’État, mais de toute la société, des médias de masse et de la jeunesse, a déclaré Svetlana Artykova, adjointe au procureur général de l’Ouzbékistan, intervenue à la table ronde. Selon elle, il est important de fournir des conditions pour que les jeunes gens se sentent comme une partie de l’avenir commun.
D’après l’ONU, environ 80 % des jeunes devenus victimes de la radicalisation prennent connaissance des idées extrémistes tout d’abord par Internet. Pour diffuser des contenus radicaux, les plateformes telles que Telegram et TikTok sont utilisées activement, a-t-on confirmé lors de la table ronde.

Selon les études, 60 % des jeunes gens tombés sous l’influence des groupements radicaux, ont des problèmes liés à l’isolement, à la dépression ou au manque d’identité. Cela les rend vulnérables à la manipulation.
Le chômage parmi les jeunes dépasse 15 % en Asie centrale, ce qui est pratique pour les extrémistes proposant une « solution » à une telle situation difficile de la vie.
L’expert du Kazakhstan Zamir Tuleshov a présenté des recommandations pratiques pour l’organisation des compagnes d’information. Il a proposé développer des contenus multimédias visant à développer la réflexion critique chez la jeunesse. Selon lui, il est important de « parler le langage des jeunes » et d’utiliser les réseaux sociaux les plus populaires parmi eux.
À la fin de l’évènement, des recommandations ont été données pour améliorer les connaissances médiatiques, organiser des campagnes éducatives et propagandistes, développer des programmes pour bien organiser les loisirs des jeunes.
UzA