Lutte contre la drogue: la coopération internationale se renforce
Une conférence internationale sur « La lutte contre la diffusion des drogues et les mesures préventives : expérience nationale et étrangère » s’est tenue à Tachkent.
Une conférence internationale sur « La lutte contre la diffusion des drogues et les mesures préventives : expérience nationale et étrangère » s’est tenue à Tachkent.
La conférence a été organisée par le Centre national d’information et d’analyse sur le contrôle des drogues auprès du Cabinet des ministres de la République d’Ouzbékistan et la représentation de la Fondation allemande Konrad Adenauer à Tachkent.
Le problème de la toxicomanie et le trafic illicite de drogues représente une menace grave de l’humanité. Elle acquiert un caractère global notamment dans le contexte actuel marqué par la mondialisation et le développement des communications de transports et d’information.
M. Mansurov, le directeur du Centre national d’information et d’analyse sur le contrôle des drogues, M. Kunze, le représentant régional de la Fondation Konrad Adenauer en Asie centrale, M. Doniyorov, premier vice-ministre de l’Éducation nationale de la République d’Ouzbékistan, M. Ganiev, président du Conseil central du mouvement de la jeunesse Kamolot, M. Sabo, coordinateur des projets de l’OSCE en Ouzbékistan, ont intervenu lors de la conférence pour évoquer la formation d’un système d’action intégrée et adéquate contre le fléau narcotique et la diffusion des drogues.
« La prévention de la narcomanie chez la génération grandissante se réalise en étroite coopération entre les mahalla, les médecins et les parents d’écoliers, dit le chef du département de l’éducation spirituelle de l’Éducation nationale, Jamoliddin Kamolov. On a créé des centres d’information et de ressources spéciaux, dans lesquels est ramassée toute l’information essentielle concernant les dommages de la drogue sur l’organisme humain. Des évènements de sensibilisation se tiennent de manière régulière, auxquels participent activement les écoliers et leurs parents également. »
Dans l’information de la population sur les conséquences de la consommation de drogues et la promotion du mode de vie sain sont impliqués les médias. Ces derniers conduisent des campagnes médiatiques avec le concours des organes publics et des institutions sociales.
Selon Ashita Mittal, représentante régionale de l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Ouzbékistan a gagné une grande expérience dans la lutte contre la diffusion de drogues. Les facteurs les plus importants de l’efficacité de cette action dans le pays sont l’attention accordée par l’État au problème de la diffusion des drogues et la coopération étroite des organes étatiques avec les institutions de la société civile. Parmi les particularités de l’expérience ouzbèke, la représentante de l’ONUDC souligne le rôle important du mahalla et de l’éducation dans la prévention de ces phénomènes nuisibles.
Les participants à la conférence ont abordé de même l’expérience allemande dans la promotion de l’aide à la population dans la résistance contre la drogue, l’introduction et l’usage des technologies modernes pour la prévention, le traitement et la réhabilitation des malades de la drogue, ainsi que des évènements éducatifs, de traitement, de réhabilitation et d’ordre public que l’on conduit de manière coordonnée.
Dans le cadre de la conférence, le Centre national d’information et d’analyse sur le contrôle des drogues et la représentation de la Fondation K. Adenauer ont signé un accord de coopération.
Fondée en 1994, la Commission d’État pour le contrôle sur les drogues est un organe interdépartemental chargé de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique et stratégie nationale dans le contrôle des drogues. En 1999, on a adopté la loi sur les stupéfiants et les substances psychotropes. Cette dernière constitue un mécanisme juridique efficace de contrôle sur les stupéfiants dans le pays.
Dans la lutte contre la diffusion des drogues, un rôle prioritaire est attaché aux mesures préventives de la drogue et des délinquances parmi la population. En Ouzbékistan, on perfectionne le système d’application et d’usage des méthodes modernes de prévention de la narcomanie, de traitement et de réhabilitation des gens dépendants de la drogue.
L’action concertée et cohérente, de large envergure, est menée par les organismes sociaux, les unions de la jeunesse et les organismes d’auto-gouvernance des citoyens comme les services de l’ordre et de la santé.
La base d’une telle interaction efficace est formée par les lois relatives à la prévention de la criminalité, à la prévention du délaissement et des délits chez les mineurs, à la restriction de la diffusion et de la consommation des produits alcooliques et tabagiques. En outre, on réalise des mesures cohérentes d’organisation des évènements éducatifs, de cure, de réhabilitation et d’ordre public en vue de prévenir et lutter contre la drogue et le crime.
La loi sur le partenariat social, adoptée en 2014, dispose quant à elle des mécanismes précis de coopération entre les organes publics et sociaux et constitue un facteur important d’intensification de la participation des institutions civiles à l’accroissement des connaissances et de la culture juridiques de la population, à l’éducation spirituelle de la jeunesse, à la promotion du mode de vie sain.