La conférence internationale sur le développement de la coopération dans la région de la mer d’Aral a eu lieu à Ourguentch
La conférence internationale sur « Le développement de la coopération dans la région de la mer d’Aral pour l’atténuation des conséquences de la catastrophe écologique », organisée à l’initiative du président Islam Karimov, a eu lieu les 28 et 29 octobre à Ourguentch, dans la région de Korezm.
La conférence internationale sur « Le développement de la coopération dans la région de la mer d’Aral pour l’atténuation des conséquences de la catastrophe écologique », organisée à l’initiative du président Islam Karimov, a eu lieu les 28 et 29 octobre à Ourguentch, dans la région de Korezm.
La conférence a été organisée dans le but de mobiliser les efforts de la communauté internationale en matière de mise en œuvre de programmes et projets sur l’amélioration de la situation écologique et socio-économique dans la région de la mer d’Aral, ainsi que de concourir au renforcement ultérieur de la coopération internationale afin d’atténuer par la suite les effets néfastes de la catastrophe écologique.
La conférence d’Ourguentch a réuni des représentants de vingt-quatre organisations internationales et régionales, institutions financières, telles que l’ONU, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le Centre régional pour la diplomatie préventive en Asie centrale, le Centre international d’évaluation des ressources en eaux souterraines, la Banque asiatique de développement, la Banque islamique de développement, la Banque mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économique, l’OPEP, ainsi que des savants et experts spécialisés dans le domaine de l’écologie, des changements climatiques et de la gestion des ressources de l’eau, issus de vingt-six pays, parmi lesquels l’Autriche, la Hongrie, l’Allemagne, l’Espagne, la Chine, la Lettonie, la Malaisie, les États-Unis, la France, la Suisse, la Corée du Sud, le Japon et d’autres.
À l’ouverture de la conférence, le vice-premier ministre R. Azimov a donné lecture de l’allocation de salutations du président de la République et président de la Fondation pour la sauvegarde de l’Aral, Islam Karimov, adressée aux participants et invités.
Dans son allocution en vidéo, le secrétaire général de l’ONU Ban Gi Moon marquait quant à lui l’importance de cette conférence consacrée aux problèmes de la crise écologique dans la région de la mer d’Aral, reconnue dans le monde comme une des catastrophes anthropogéniques les plus graves, ayant causé un considérable préjudice à la santé des millions de gens et à l’environnement.
Les participants et invités à la conférence ont vu ensuite un film sur les problèmes liés à la situation qui a pris tournure dans le bassin de la mer d’Aral et aux questions touchant la réalisation de projets régionaux.
Hubert Gizen, directeur général adjoint de l’UNESCO, directeur du Bureau régional de l’Organisation pour les sciences en Asie et dans le Pacifique, a donné lecture du discours de la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à ce sujet.
Ensuite, le secrétaire général adjoint de l’ONU Christian Friis Bach, l’administratrice adjointe du PNUD Ayse Cihan Sultanoglu, le secrétaire exécutif adjoint de la CESAP Shun-ichi Murata, le directeur de département de la BAD pour les questions environnementales, les ressources naturelles et l’agriculture Akmal Siddik et le chef de la représentation régionale de la BID Hishaf Maruf ont intervenu. Dans leurs interventions, ils ont marqué que la crise d’Aral représentait une menace directe au développement durable en Asie centrale, à la santé et au fond génétique des habitants du territoire, par ses conséquences écologiques et climatiques, socio-économiques et humanitaires. Sans attrait de l’attention de la communauté mondiale à la solution du problème, le problème d’Aral peut gagner un caractère catastrophique encore plus grave dans le contexte où la zone de la crise écologique continue à s’étendre aux territoires proches.
Une des principales causes du dessèchement de l’Aral est liée à la mauvaise gestion et au gaspillage irréfléchi de ressources naturelles, commis à l’époque soviétique, a été souligné à la conférence.
Les conséquences de la pollution atmosphérique s’aggravent encore à cause du fait que l’Aral se situe sur le chemin des forts courants d’air de l’Ouest à l’Est, ce qui contribue à la montée des aérosols aux hautes couches de l’atmosphère.
Le président de l’Ouzbékistan, Islam Karimov, parlant devant des tribunes internationales, a souligné à plusieurs reprises l’importance d’adopter des mesures efficaces pour la suppression des conséquences de la catastrophe d’Aral qui gagnent déjà de l’espace en dehors de la région. En fait, l’Ouzbékistan a été un des initiateurs de la création de la Fondation internationale pour la sauvegarde de l’Aral. Islam Karimov avait soulevé cette question le 28 septembre 1993 lors de la 48e session de l’Assemblée générale de l’ONU et concentré l’attention de la communauté mondiale sur les problèmes de la mer d’Aral. Plus tard, au sommet du Millénaire du 8 septembre 2000 à New York, le président de l’Ouzbékistan a avancé son initiative de créer sous l’égide de l’ONU, dans le cadre du Programme pour l’environnement, un Conseil spécial pour les problèmes de l’Aral et du Priaralié.
Des mesures coordonnées qui sont actuellement en cours dans le pays ont un rôle particulier dans l’amélioration de la situation écologique dans la région et l’atténuation des conséquences la crise écologique. Sont adoptées des lois réglant l’utilisation des ressources naturelles, visant à l’augmentation de l’efficacité de l’action de protection de la nature. En outre, l’Ouzbékistan a adhéré aux principaux documents internationaux dans ce domaine, dont la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux. Des projets d’envergure sont en œuvre également pour la recherche de solutions aux problèmes du déficit de ressources en eau et de la désertification, l’économie de la consommation de l’eau, la lutte contre la salinisation et la dégradation des terres cultivées, l’amélioration de l’accès de la population à l’eau potable, la formation de l’infrastructure nécessaire au traitement de maladies liées à l’impact néfaste croissant des changements écologiques et climatiques dans la région.
Ainsi, la première phase du projet de création de réservoirs locaux au delta de l’Amou-Daria a permis la construction de 5 installations pour sortir l’eau, de 45 kilomètres de digues pour protéger les rives et de réservoirs d’eau de 810 millions mètres cubes sur 70 mille hectares. Au cours des quinze dernières années, on a réussi l’irrigation de 180 mille hectares du delta de l’Amou-Daria et à construire des lacs locaux, les plans d’eau desquels sont prévus d’être élargis dans l’avenir jusqu’à 230 mille hectares.
Dans la zone impactée de la crise d’Aral, des arbres ont été plantés sur 740 mille hectares de terres, y compris les 310 mille hectares sur le site du fond de la mer exposée au désastre. Entre 1997 et 2012, de modernes établissements ambulatoires et cliniques ont vu le jour dans la République du Karakalpakstan et dans les régions de Khorezm, de Boukhara et de Navoï, avec la construction et la reconstruction des établissements médicaux pour 5,8 mille places. Ces territoires comptent à présent 840 points médicaux ruraux. Grâce aux mesures effectuées au Karakalpakstan, le nombre d’anomalies congénitales s’est réduit par 3,1 depuis 1997, la mort maternelle a diminué par 2 et la mort infantile par 2,4.
Par ailleurs, la conférence internationale sur le sujet « Les problèmes d’Aral, leur impact sur le fond génétique de la population, le monde végétal et animal et les mesures de coopération internationale pour l’atténuation de leurs conséquences », tenue à Tachkent en 2008 avec le concours de l’ONU, a joué un rôle important dans l’amélioration de la situation écologique dans la région. Le Plan d’action, élaboré lors de cette conférence, a servi de base au troisième Programme d’aide 2011-2015 pour les pays de la région de la mer d’Aral.
« La Banque mondiale contribue à la mise en œuvre de ce programme, a dit le directeur régional de la Banque mondiale pour l’Asie Centrale, Saroj Kumar Jha. Il vise à l’amélioration de la situation écologique et de la gestion de l’eau, au développement durable dans le bassin de la mer d’Aral. Le volume total des investissements, que nous avons attribués pour la réalisation des projets régionaux et nationaux, a dépassé aujourd’hui un milliard de dollars américains. Cette conférence internationale permet de définir de nouvelles orientations de la coopération et de coordonner les efforts de toutes les parties intéressées pour la résolution des problèmes écologiques dont subit la région. »
Les séances tenues en sections ont permis la discussion de questions liées à l’adoption de mesures supplémentaires en matière de préservation du fond génétique et d’amélioration de la santé de la population vivant dans les zones touchées par le risque écologique, à la mise en action des stimulants et mécanismes économiques nécessaires à l’augmentation du niveau et de la qualité de vie des habitants, au rétablissement de l’équilibre écologique et de la biodiversité dans la région.
Les participants ont hautement apprécié l’organisation de la conférence d’Ourguentch et exprimé leur certitude que cette dernière donnerait une nouvelle impulsion à l’intensification de la coopération internationale pour la lutte contre les conséquences du dessèchement de la mer d’Aral.
La conférence a abouti à l’adoption du document final.