Le président Shavkat Mirziyoyev s’est familiarisé le 19 septembre avec la présentation de propositions dans les domaines de l’environnement et du tourisme.
À l’heure actuelle, la protection de l’air contre la pollution, la réduction de l’influence des facteurs anthropiques sur l’écologie représentent des questions de plus en plus importantes. Élaborés à ce sujet, deux nouveaux programmes ont été présentés au chef de l'État.
Le premier est le Programme national sur la lutte contre les tempêtes de poussière et l’atténuation de leurs conséquences pour la période 2024-2030. Ce document prévoit une interdiction progressive et complète de la vente et de l’usage du carburant de catégorie inférieure à la norme « Euro-4 ». Pour ce faire, les raffineries de Boukhara et de Ferghana seront modernisées pour la production de carburant de haute qualité.

Le second est le Programme d’action visant à améliorer la qualité de l’air atmosphérique dans la ville de Tachkent. D’après ce dernier, des ceintures et des jardins verts seront créés sur 441 hectares dans la capitale et dans les districts adjacents de la région de Tachkent au cours des cinq prochaines années.
Dans le but d’organiser bien les travaux sur le plan du nettoyage sanitaire, il est proposé de créer, sur la base de l’actuel Centre, une Agence pour la gestion des déchets et le développement de l’économie circulaire. On prévoit d’introduire un système de notation des entreprises sur le nettoiement avec leur division en trois catégories en fonction de leurs paramètres d’efficacité.
Il est envisagé de mettre en place des exigences : lors de l’établissement du projet de construction de nouveaux bâtiments d’une hauteur de plus de 12 mètres ou d’une superficie de plus de 500 mètres carrés, des espaces verts devront représenter au moins 25 % des territoires contigus. En outre, des entreprises industrielles qui ont un impact majeur sur l’environnement devront créer des ceintures vertes.

Une attention particulière est accordée aux délinquances environnementales et au renforcement du contrôle public dans ce domaine. Pour encourager les citoyens proactifs à cet égard, il est proposé d’instaurer le titre honoraire « Écologiste émérite de la République d’Ouzbékistan ».
On a examiné les perspectives de l’adhésion à la Convention d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement.
On a indiqué l’opportunité d’introduire dans le Code de responsabilité administrative un article sur le respect des exigences en matière de protection de l’air sur les terrains de construction. De même, il est prévu de durcir les sanctions financières et les amendes pour l’abattage et le séchage intentionnel des arbres, l’extraction illégale de sable et de gravier des lits de rivières, le jettement de déchets dans des endroits non précisés.
L’arrêté du Cabinet des ministres du 27 mai 2019 met en place le système de marquage écologique dans le pays. Désormais, le système de marquage écologique volontaire sous le nom « Signe verte » (Yashil belgi) sera introduit conformément à la norme internationale ISOS 14024. Des graphiques sectoriels seront approuvés pour l’installation des stations de surveillance automatisée, des équipements de nettoyage contre la poussière et le gaz, des stations d’épuration dans 2 336 entités économiques.
Auprès du ministère de l’Écologie, on envisage de créer un Fonds de bienfaisance écologique sans statut juridique qui aura pour mission de gérer le contrôle public. La possibilité de faire des contributions volontaires sera introduite dans les applications de paiement électronique sous le nom « Paiement vert ».
Un autre problème du secteur concerne l’entretien des animaux sauvages. La garde des animaux sauvages en captivité dans les foyers n’est pas régulée par la loi. En ce rapport, on prévoit de déterminer que les sauvages que l’on garde chez les personnes physiques et qui sont gardées dans les cirques et chapiteaux seront transmis dans les centres de réhabilitation auprès des zoos, aquariums, pépinières et établissements de recherche.
La présentation a de même permis de discuter des mesures de développement du tourisme médical.
Sur ce plan, l’Ouzbékistan souhaite se présenter comme un « centre d’attirance » d’Asie centrale. On prévoit de mettre en place le programme intitulé « Hospitalité dans le secteur des services médicaux », d’encourager les activités les établissements de santé et de bien-être, de mettre en place leur registre unique. On prévoit de mettre en place le travail des sanatoriums avec des catégories analogiques aux « étoiles » d’hôtels.
Le chef de l’État a donné des instructions sur la finalisation soigneuse des projets de documents appropriés et la bonne organisation de leur mise en œuvre.
UzA