Le président Shavkat Mirziyoyev a présidé le 28 janvier une réunion pour aborder les mesures de développement de l’énergie électrique durant la période de 2025 à 2035.
Au cours des huit dernières années, la production d’énergie électrique a augmenté de 38 % et atteint 81,5 milliards de kilowatts-heures. L’ouverture de larges possibilités pour le secteur privé a permis de créer de nouvelles unités de production de 11,2 gigawatts. Ainsi, la part du secteur privé dans la production s’est élevée à 24 % et celle de l’énergie verte à 16 %.
Durant cette période, les revenus de la population ont haussé de 1,6 fois tandis que la consommation de l’énergie électrique dans les foyers a augmenté de 21 milliards de kilowatts-heures en raison de l’utilisation de nouveaux types d’appareils électroménagers, soit une double augmentation par rapport à l’an 2016.
D'ici 2030, la population du pays devrait atteindre 41 millions de personnes et l'économie devrait connaître une croissance de 1,5 fois. Ainsi, il est prévu de créer une valeur ajoutée d'une somme de 45 milliards de dollars dans l'industrie, de tripler le volume des services et de lancer de grands centres de données.

Cela nécessite tout d’abord un approvisionnement énergétique stable. Selon des calculs, 117 milliards de kilowatts-heures d’électricité seront nécessaires en 2030 et 135 milliards de kilowatts-heures en 2035, soit 1,7 fois plus qu’aujourd’hui.
Lors de la réunion, le ministre de l’Énergie a présenté un programme à long terme visant à atteindre ces objectifs.
Comme il a indiqué, de nouvelles centrales électriques et installations de stockage énergétique seront construites. Pour les connecter au système, 7 000 kilomètres de réseaux principaux seront construits, avec la mise en place d’un contrôle numérique. Cela permettra d’assurer un équilibre énergétique dans les régions. Dans le cas où le manque d’électricité survient dans une région, des capacités supplémentaires seront disponibles ailleurs. Pour réaliser ces mesures, il sera nécessaire d’attirer des investissements d’un montant de 4 milliards de dollars dans les « Réseaux électriques nationaux d’Ouzbékistan » au cours des cinq prochaines années.
L’une des missions les plus importantes consiste à réduire les coûts de l’électricité. Et les sources d’énergie alternatives s’y présentent comme un des facteurs importants.
À l’heure actuelle, le coût d'un kilowatt-heure est de 5 à 6 centimes dans les centrales thermiques et de 3 centimes en moyenne dans les centrales solaires et éoliennes. Des experts étrangers constatent également que l’Ouzbékistan dispose d’énormes possibilités en matière d’énergie verte.
Dans cette perspective, il est prévu d’augmenter la part de l’énergie verte dans la production totale jusqu’à plus de 50 % d’ici 2030. En particulier, il est envisagé de mettre en service 3 000 micro-centrales hydroélectriques d'une capacité totale de 164 mégawatts, de petites centrales solaires et éoliennes de 750 mégawatts.

Le chef de l'État a souligné la veille que le moment était venu de passer vers un modèle économique économe en termes d’usage des ressources.
Notamment, dans l’industrie, on pourrait produire 27 % supplémentaires du produit intérieur brut grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique. Actuellement, la consommation d’énergie dans certaines usines chimiques et métallurgiques locales est deux fois supérieure à la moyenne mondiale. Elle est 1,2 fois supérieure dans la production de ciment.
Ainsi, l’objectif fixé est d’économiser 10 à 15 % d’énergie dans chaque secteur et de réduire les pertes d’électricité d’ici 2030, passant de 14 % actuels à 8 - 9 %.
Avec des investisseurs étrangers, les travaux ont entamé sur les projets d'une capacité de 24 gigawatts et d'une valeur de 26 milliards de dollars. Une grande quantité d’équipements et de matériaux de construction y seront utilisés. Comme il a été souligné, il s’agit d’une énorme opportunité pour les entreprises locales, et il est nécessaire de développer la localisation et la coopération dans le cadre des projets.
Des missions ont été définies pour garantir aux consommateurs un approvisionnement électrique stable et ininterrompu, développer la formation du personnel pour le secteur.
Les responsables du secteur ont été chargés d’élaborer un programme de développement de l’énergie électrique à l’horizon 2035 sur la base des aspects abordés.
UzA