Le président Shavkat Mirziyoyev a mené le 28 novembre une réunion, sous forme de vidéoconférence, consacrée aux mesures d’augmentation de la production, du traitement et de l’exportation des produits alimentaires.
L’Ouzbékistan compte sur son territoire 3,2 millions d’hectares de terres irriguées, qui sont utilisées à la fois pour la culture de produits alimentaires et l’obtention de matières premières industrielles. Ces dernières années, 260 000 hectares de terres, auparavant utilisées pour la culture de coton et de blé, ont été distribuées à la population pour différentes cultures. Dans l’avenir prochain, on prévoit d’en attribuer encore 104 000 hectares.
Cette année, l’exportation des produits alimentaires a connu une augmentation de 370 millions de dollars par rapport à l’année précédente pour dépasser 2 milliards de dollars. L’Ouzbékistan est le troisième pays exportateur mondial d’abricots, le septième exportateur de cerises et pèches, ainsi que le dixième exportateur de légumes secs. Seule la cerise d’Ouzbékistan est exportée vers 16 pays.
Les exportations ont augmenté de 2,2 fois au Karakalpakistan et dans la région de Djizak, de 1,8 fois dans la région de Khorezm, de 1,6 fois dans la région de Sourkhandaria. Toutefois, des changements sont minimes dans certaines régions. Par exemple, malgré la présence d’énormes ressources terrestres dans les régions de Kachkadaria, de Navoï et de Tachkent, les paramètres de croissance ne correspondent pas à leur potentiel. Dans les régions de Boukhara et de Syrdaria, les exportations ont même diminué.

Le pays compte 5 000 mahallahs (localités) rurales et encore 2 000 mahallahs dans les villes et les centres de districts, où les ménages ont des parcelles individuelles. Toutefois, des plants n’ont été distribués qu’à mille mahallahs, et les entrepreneurs achetant des produits ont été placés auprès des habitants locaux. Dans 26 districts, le soutien à ces ménages n’est pas mis en place, et dans certains cas, les gens ont perdu leurs récoltes à cause des semences de mauvaise qualité
Pour résoudre ces problèmes, les collaborateurs de l’Agence pour la quarantaine et la protection des végétaux seront désignés à chaque mahallah, à chaque ménage et à chaque exploitation agricole.
Parcelles individuelles, bordures de rues, zones entourant les champs et les canaux, soit 650 000 hectares de terres au total peuvent être utilisées pour les cultures alimentaires et la plantation d’arbres. Les données précises sur ces terres seront introduites dans l' « Agroplatforme », et la population et les agriculteurs seront formés à la sélection correcte des semences, à l'utilisation des engrais et au stockage des produits.
Pour encourager ces efforts, des privilèges importantes seront offertes. Les agriculteurs qui utilisent efficacement les périmètres des champs se verront attribuer des points supplémentaires dans le classement des entrepreneurs, et un certificat phytosanitaire leur sera délivré gratuitement durant toute l'année. Les fermiers pourront payer la taxe foncière sur l’ensemble des champs à tempérament sur deux ans. Dans le cadre du programme « Entrepreneuriat familial », des prêts jusqu’à 100 millions de soums seront accordés selon le système simplifié. Le contrôle sur l'utilisation des périmètres des champs et sur la quantité des produits cultivés sera effectué via le portail « e-Fitouz ».

Une initiative a été lancée pour planter 10 millions de vignes le long des rues de mahallas et autour des immeubles collectifs. Avant que les plantes ne commencent à donner des récoltes, toutes les activités agrotechniques seront soutenues par le Conseil des agriculteurs, des exploitations de paysans et des propriétaires des parcelles individuelles. Pour l’achat des produits, des contacts seront établis entre entreprises d'exportation et mahallahs.
Les questions relatives au traitement des fruits et des légumes ont également été abordées lors de la réunion.
L'objectif est d’agrandir la superficie des terres organiques jusqu’à 10 000 hectares d'ici 2025 et jusqu’à 100 000 hectares au cours des trois prochaines années.

Grâce aux mesures déterminées, on s'attend à une augmentation considérable des exportations de fruits et de légumes, qui devraient atteindre 3,5 milliards de dollars l'année prochaine.
La réunion a finalement fourni l’occasion d’aborder la protection de l’environnement. Les responsables ont présenté leurs rapports sur les avancées de la mise en œuvre des projets de traitement des déchets dans les régions d’Andijan, de Djizak, de Navoï, de Namangan, de Samarkand et de Tachkent.

Un accent particulier a été mis sur le projet national « Yashil Makon » (« Espace vert »), dont l’objectif est de planter 200 millions arbres et arbrisseaux chaque printemps et automne.
Comme l’indiquait le président, chacune des organisations publiques doit servir d’exemple dans ces actions nobles alors que les compagnies de construction doivent faire preuve de responsabilité sociale.


UzA