À l’invitation du président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al Nahyane, le président de la République d’Ouzbékistan a participé le 1er décembre à la séance plénière de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP28) à Dubaï.
Les chefs d’État et de gouvernement de plus de 170 pays du monde, les dirigeants des organisations internationales et des institutions financières participent au sommet mondial.
Intervenu à cette occasion, le chef de l’État ouzbek a félicité les dirigeants et le peuple des EAU pour leur fête nationale et la bonne organisation du sommet historique, en évoquant en particulier les initiatives mondiales des Émirats en matière de lutte contre les changements climatiques, ainsi que leur contribution au développement vert.
Les changements climatiques constituent un grand défi sur le chemin du développement durable, ce qui est ressenti beaucoup en Asie centrale et dans les régions voisines sur le fond de la tragédie de la mer d’Aral – une des crises écologiques les plus pernicieuses de notre époque, selon le président d’Ouzbékistan.
Le dirigeant d’Ouzbékistan a attiré l’attention des participants sur certains faits à ce sujet.
En effet, l’augmentation de la température en Asie centrale est deux fois supérieure à la moyenne mondiale, le nombre des journées extrêmement chaudes a doublé, le tiers des glaciers ont fondu.
La dégradation des sols, les tempêtes régulières de poussière et de sable, le déficit de l’eau potable, la pollution de l’air, la réduction de la biodiversité, la baisse rapide de la productivité agricole et plusieurs autres facteurs influencent négativement sur la qualité de vie des millions d’habitants de la région.
Le président d’Ouzbékistan a souligné que la transition à l’économie verte et l’atteinte de la neutralité carbone constituent un objectif stratégique prioritaire du Nouvel Ouzbékistan.
Ces dernières années, la production de l’énergie alternative a doublé dans le pays. Selon le chef de l’État ouzbek, d’ici à 2030 seront créées des unités de production de 25 gigawatts d’énergie électrique renouvelable. Les mesures pratiques étant déjà prises pour la mise en œuvre du projet de production d’hydrogène vert.
En outre, on plante 1 milliard d’arbres dans le cadre de l’initiative « Espace vert » (« Yashil makon ») en Ouzbékistan. Dans la région de la mer d’Aral, la pollution de l’air diminue grâce aux plantations forestières établies sur 2 millions d’hectares de champs au total.
Concernant les questions mises à l’ordre du jour du sommet, le dirigeant d’Ouzbékistan a avancé un nombre de propositions.
En particulier, le président d’Ouzbékistan s’est déclaré pour l’adoption rapide du Mécanisme-cadre mondial pour l’Adaptation aux changements climatiques dans le cadre de l’Accord de Paris.
Dans ce contexte, il a évoqué la Stratégie d’adaptation qui se développe sur la plateforme du Dialogue centre-asiatique sur le climat.
Le chef de l’État ouzbek a donné une haute appréciation à la décision, adoptée la veille du sommet, sur la création du Fonds mondial destiné à financier les « pertes et dommages ».
Un soutien actif à ces mécanismes de la part de la Banque mondiale et des institutions financières internationale permettrait, avant tout, d’apporter une aide considérable aux pays qui souffrent des changements climatiques.
Selon le président ouzbek, la transition mondiale vers la décarbonation doit être équitable, transparente et inclusive, prendre en compte certainement les intérêts des pays en développement.
Il a proposé d’examiner ce problème important de façon permanente, notamment dans le cadre des sommets du G8 et du G20.
Pour transformer le Priaralié en zone des innovations, des technologies et des nouvelles opportunités, le chef de l’État ouzbek a appelé tout le monde à une coopération étroite pour la création dans cette région un Expo-hub international des technologies climatiques, afin d’appliquer des connaissances, expériences et solutions avancées.
En outre, le président d’Ouzbékistan a proposé d’établir un échange scientifique étroit et de mener des recherches conjointes sur la plateforme du Forum scientifique sur le climat, qui est en fondation sur la base de « l’Université verte », avec la participation des grands savants et experts de pays étrangers.
À l’ordre du jour de ce dernier seraient inscrites les questions importantes liées à la prévention de la dégradation des sols, à l’usage rationnel de l’eau, à la garantie de la sécurité alimentaire, etc.
De même, on planifie de tenir une conférence sur la « migration climatique » en 2024 en Ouzbékistan avec le concours de l’ONU.
Par la suite, le chef de l’État ouzbek a annoncé des initiatives sur l’élaboration d’un programme « Emploi vert » en collaboration avec l’Organisation internationale du travail, ainsi que sur la création du Centre de modélisation de l’impact des changements climatiques sur l’emploi.
Le président d’Ouzbékistan a également fait part de sa volonté d’organiser en Ouzbékistan une Conférence des jeunes COP dans le but d’attirer activement les jeunes à la résolution efficace des problèmes climatiques.
Réaffirmant l’attachement de l’Ouzbékistan à l’idée universelle sur la lutte contre les changements climatiques, le chef de l’État ouzbek a appelé à soutenir la tenue d’un Forum climatique international à Samarcande l’année prochaine et l’adoption d’une résolution spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU reflétant les approches communes des pays d’Asie centrale.
À la fin de son discours, le président Chavkat Mirzioïev a exprimé sa confiance que le bilan du sommet de Dubaï servirait au rapprochement futur de tous les pays et des peuples sur le chemin vers l'avenir durable, prospère et sécurisé de la planète.
UzA