Bilan du développement socioéconomique de la République en 2014 et priorités du programme économique pour 2015
Le Cabinet des Ministres de la République d’Ouzbékistan s’est réuni le 16 janvier 2015 pour examiner les résultats du développement socioéconomique en 2014 et définir les priorités importantes du programme économique national pour l’année 2015. Le président de la République, Islam Karimov, a présenté un rapport à cette occasion.
Le Cabinet des Ministres de la République d’Ouzbékistan s’est réuni le 16 janvier 2015 pour examiner les résultats du développement socioéconomique en 2014 et définir les priorités importantes du programme économique national pour l’année 2015. Le président de la République, Islam Karimov, a présenté un rapport à cette occasion.
Dans son discours, le chef de l’État a fait observer que l’économie de l’Ouzbékistan et ses principales branches ont connu le développement stable, à un rythme élevé, grâce à la mise en œuvre cohérente et systémique des priorités importantes du programme économique en 2014, malgré l’influence négative de la crise mondiale financière et économique qui continue encore, le ralentissement du taux de croissance de l’économie mondiale et l’aggravation de la stagnation et de la récession dans plusieurs pays du monde.
Selon le bilan de l’année 2014, le produit intérieur brut a progressé de 8,1 %, le volume de la production industrielle de 8,3 %, la production agricole de 6,9 %, le secteur du bâtiment de 10,9 % et le commerce du détail de 14,3 %. Les marchandises finies à haute valeur ajoutée ont composé environ 70 % de la production effectuée durant l’année.
Le taux d’inflation s’est établi à 6,1 %, un pourcentage considérablement inférieur aux paramètres prévisionnels. Le Budget de l’État a accusé un solde excédentaire de 0,2 % par rapport au PIB, avec la réduction de la charge fiscale de 20,5 % à 20,0 % relativement au PIB et la baisse de l’impôt sur les bénéfices de 9 à 8 %.
La réformation et l’amélioration du système bancaire ont abouti à la réduction du taux de refinancement de la Banque centrale de 12 à 10 % et une baisse correspondante du taux d'intérêt sur les crédits des banques commerciales. En effet, ces dernières années, de grandes agences de notation internationale donnent au système bancaire ouzbek une appréciation « stable ».
Le volume de l’investissement dans l’économie a augmenté de 10,9 % pour s’établir en équivalent de 14,6 milliards de dollars américains, grâce à la politique d’investissement profondément réfléchie qui vise à la modernisation, au renouvellement technique et technologique de la production et des infrastructures sociales, routières, de transport et de communication. Avec cela, plus de 21,2 % de tous les investissements concernent les crédits étrangers, dont trois quarts sont les investissements directs. Plus de 73 % de tous les investissements ont été réalisés dans le secteur de la construction pour la production. Les principales branches de l’économie ont connu la mise en service de 154 grandes installations pour un montant total de 4,2 milliards de dollars.
L’année dernière, on a poursuivi la mise en œuvre des mesures pour le soutien et l’encouragement des producteurs-exportateurs nationaux, l’augmentation de la compétitivité de leurs produits et l’ouverture de nouveaux débouchés. Par la suite, la balance commerciale a présenté un solde positif de 180 millions de dollars américains, tandis que les réserves de change monétaires nationales se sont accrues de 1,6 milliards de dollars américains.
Par ailleurs, des mesures systémiques ont été effectuées dans le but d’améliorer le climat des affaires et de créer des conditions plus favorables à la promotion des petites entreprises et de l’entreprenariat privé, y compris l’application du principe du « guichet unique » pour la création des affaires, la simplification maximale du mécanisme de l’établissement des rapports statistiques et fiscaux pour les petites entreprises, l’accès élargi aux ressources en matières premières pour les entrepreneurs privés. Pour la période passée depuis 2000, la part des petites entreprises a crû de 31 % à 56 % dans le PIB et de 12,9 à 31,1 % dans la production industrielle.
La part des services dans le système du PIB est passée de 53 % à 54 %. Avec cela, au rang des services à haute technicité, les services de communication et d’informatisation se développent de façon la plus intensive. Ils se sont multipliés par 3,3 à l’issue des cinq dernières années et ont connu l’année dernière une croissance de 24,5 %.
Le développement dynamique et équilibré de l’économie a servi de base solide pour l’amélioration du niveau et de la qualité de vie de la population. L’année dernière, les salaires des employés des organisations relevant du Budget de l’État, les pensions et les bourses d’études ont haussé de 23,2 %. Les revenus réels par habitant ont augmenté de 10,2 %. On a créé environ un million de nouveaux postes d’emploi, dont 60 % dans les zones rurales, avec le placement de plus de 600 mille jeunes diplômés.
Par son rapport, le président de la République a présenté une analyse des problèmes existants, non résolus, étudiés sous tous les aspects, et s’est arrêté en détail sur les tâches importantes à réaliser en matière de priorités et grandes orientations du développement socioéconomique du pays pour l’année 2015. En ce rapport, le gouvernement, les ministères, les départements, les unions économiques et les hokimiyat se sont engagés dans l’accomplissement des missions importantes comme la prise de mesures nécessaires pour le maintien des hauts rythmes de croissance économique, l’élargissement des transformations structurelles dans l’économie, la modernisation et la diversification des branches essentielles de l’industrie, l’approfondissement de la localisation de la production, le développement des infrastructures routières, de transport, d’ingénieur et de communication.
De même, des mesures organisationnelles ont été définies pour la diminution ultérieure de la présence de l’État dans l’économie à des niveaux stratégiquement et économiquement raisonnés, le changement des principes et des approches dans le système de la gestion corporative, la suppression d’obstacles et limitations, l’offre d’une entière liberté sur le chemin du développement de la propriété privée et de l’entreprenariat, ainsi que pour la création des conditions favorables à l’emploi, à l’amélioration du niveau et de la qualité de vie.
L’attention particulière a été accordée à la réalisation des mesures visant à atteindre les objectifs annuels définis en lien avec la promulgation de « l’Année du soin des personnes âgées », y compris le soin des gens de la génération adulte, des vétérans de la guerre et du travail des années 1941-1945 en premier lieu, l’amélioration du niveau et de la qualité des services médicaux et sociaux pour ces derniers, l’assurance du secours de réhabilitation aux gens en besoin, l’amélioration des conditions de vie et de l’organisation des loisirs pour les personnes âgées.
Les représentants du Cabinet des ministres, des ministères, des départements, des organismes et les hokim régionaux ont intervenu à la réunion pour faire part de leurs points sur les questions abordées. À la suite des discussions effectuées dans le cadre de l’ordre du jour, le gouvernement a adopté une décision par laquelle ont été définies les mesures pratiques et les priorités en matière de mise en œuvre du programme économique pour 2015.