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L’année prochaine, on passera au régime extraordinaire pour l’économie de l’eau
21:14 / 2023-11-29

Chavkat Mirzioïev a présidé mercredi, le 29 novembre, la réunion consacrée aux mesures d’usage rationnel des ressources en eau et à la réduction de leur perte.

La réunion tenue sous forme de visioconférence a permis de faire une analyse sur la situation actuelle liée à l’eau dans le pays, d’identifier des objectifs importants pour un usage plus rationnel des ressources hydrauliques.

En Ouzbékistan, 20 % des ressources en eau sont constituées sur le territoire du pays, le reste dans les pays voisins. Les sources d’eau diminuent d’année en année à la suite des changements climatiques. La situation reste également compliquée dans la gestion des fleuves transfrontaliers. Selon les estimations, la pénurie d’eau dans le pays pourrait atteindre 15 milliards de mètres cubes d’ici à 2030.

Mais, même dans un tel contexte, l’eau n’est pas utilisée de manière rationnelle. Dans le pays, 90 % des ressources en eau sont utilisées pour l’agriculture. Par exemple, pour arroser un hectare de champs de coton, on dépense annuellement de 10 000 à 11 000 mètres cubes d’eau, alors que dans les pays au climat et au sol similaires l’eau est utilisée de 2 à 3 fois moins. Et tout cela est atteint grâce à la bonne gestion des eaux, à la prévention de leur perte.

Pour la gestion de l’eau, l’État accorde annuellement quelque 1 milliard de dollars. Le secteur est le quatrième le plus grand destinataire des assignations budgétaires après l’éducation, la santé et l’agriculture. Mais, cela ne donne pas de résultats voulus à cause d’une conduite incorrecte des calculs, de la conservation des approches obsolètes de gestion des ressources en eau.

La conférence présidentielle a donné lieu aux discussions sur les problèmes actuels du secteur, à l’avancement des initiatives et à la détermination des nouvelles missions dans ce domaine. Selon le chef d’État, l’an qui s’approche marquera une période de transition à un régime d’action extraordinaire pour l’économie de l’eau.

La mission primordiale dans ce domaine consiste à bétonner les canaux et les aryks. Selon les calculs, dans les réseaux d’irrigations de couverture naturelle, on perd annuellement 14 milliards de mètres cubes, soit 36 % des eaux, sans aucun profit économique. Le plus de pertes ont lieu au Karakalpakistan, dans les régions de Namangan, de Navoï et de Boukhara. La situation de l’approvisionnement en eau est très grave dans 175 000 hectares de terres cultivées qui sont situées au bout des canaux.

En général, l’économie perd 5 milliards de dollars de revenus par an à cause des pertes d’eau.

À cet égard, on a proclamé « une année décisive du bétonnage des canaux » dans la gestion de l’eau. L’objectif est de bétonner l’année prochaine 1 500 kilomètres de canaux, soit quatre fois plus qu’en année courante. En 2025, on aura à bétonner au moins 2 000 kilomètres de canaux. 

La deuxième mission importante est d’appliquer les technologies économes en eau.

Le pays compte 4,3 millions d’hectares de terres cultivées, et les technologies économes en eau sont utilisées pour 30 % d’entre ces dernières. Ces clusters et exploitations agricoles s’assurent l’économie de 30-40 % des eaux, de 25-30 % des engrains et du combustible, ainsi que l’accroissement du rendement.

Les spécialistes du secteur ont été chargés d’étudier les aspects financiers et organisationnels de la mise en place du système. Il a été indiqué l’importance d’élargir annuellement l’usage des technologies économes en eau dans l’arrosage des terres, d’étudier les expériences étrangères en la matière, comme celles de la Turquie, de l’Espagne et de la Chine.

La troisième mission importante est de réduire les coûts dans la distribution des eaux.

Comme le souligne le chef de l’État, le moyen le plus correct de réduction des coûts et d’augmentation de l’efficacité dans le secteur consiste à moderniser les pompes et à transférer leur gestion au partenariat privé.

Dans ce domaine, une série de projets sont déjà en cours de réalisation. Un objectif important étant déterminé pour l’intensification de l’action dans ce domaine et la rénovation des stations de pompage avec le soutien des institutions financières internationales.

Le ministère de la Gestion de l’eau a été chargé de développer un programme de trois ans pour la modernisation des pompes en collaboration avec les organisations financières internationales.

Le président a donné des instructions sur l’application d’une gestion moderne dans le secteur.

Les rapports présentés par le ministre de la Gestion de l’eau, les dirigeants des collectivités territoriales et des autres responsables du secteur ont été examinés pendant la réunion.

UzA