Des nouvelles mesures envisagées pour améliorer l’efficacité de l’action dans le domaine de la migration
Le président Shavkat Mirziyoyev s’est familiarisé, ce lundi 20 avril, avec la présentation de mesures visant à mieux organiser la migration de travail extérieure, à former les citoyens à des emplois hautement rémunérés et à garantir leur protection à l’étranger.
Actuellement, les ressortissants ouzbeks travaillent dans près de 40 pays du monde, et leur nombre total s’élève à 1,2 million de personnes.
Dans un contexte actuel, la demande de main-d’œuvre qualifiée augmente d'année en année dans les pays développés en Europe et en Asie de l’Est. De plus, la nouvelle stratégie de la Commission européenne à l’horizon 2030 en matière de migration accorde une attention particulière à la mise en œuvre de programmes migratoires efficaces avec les pays d’Asie centrale, à la formation de personnel et à la prévention de la migration illégale.
C’est dans ce contexte que l’élargissement de la géographie de la migration de travail extérieure, notamment grâce à l’accès aux marchés de hauts revenus, a été défini comme une tâche prioritaire.
À l’heure actuelle, des commandes en provenance de pays étrangers ont été reçues pour plus de 100 000 spécialistes qualifiés, qui répondent aux exigences linguistiques et professionnelles. En particulier, l’Allemagne veut accueillir 40 000 infirmiers et infirmières, tandis que le Japon recherche 15 000 spécialistes pour les secteurs de la construction, de la logistique et des services.

Les programmes de formation conjoints, mis en place auprès des écoles techniques en collaboration avec des entreprises allemandes, sud-coréennes et japonaises, jouent un rôle important dans la satisfaction de ces besoins. En fait, dans le cadre de 12 projets de ce type, développés sur la base du principe « profession + langue », 8 500 citoyens sont en formation. Déjà, 3 000 diplômés ont trouvé leurs emplois.
Il est désormais prévu d’augmenter le nombre de ces projets à 20 et d’élargir de 50 % la formation dans les professions modernes et les langues étrangères. Notamment, il est prévu de créer un centre de formation ciblée à Tachkent, avec un campus de 600 places.
Dans le cadre de l’amélioration des infrastructures régionales, il a été proposé de créer des centres de migration unifiés et des pôles de formation à la conduite automobile.
De nouveaux mécanismes financiers de la migration organisée ont également été discutés lors de la présentation.
Selon le chef de l’État, l’action de l’Agence de la migration ne doit pas se limiter à la gestion de la migration de travail extérieure, mais elle doit également participer à l’approvisionnement du marché intérieur en main-d’œuvre qualifiée.

UzA