À Astana, le président ouzbek a présenté les priorités de la présidence du Fonds international pour le sauvetage de l’Aral
Le président de la République d’Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev, a participé à la réunion ordinaire du Conseil des chefs des États fondateurs du Fonds international pour le sauvetage de l’Aral organisée à Astana, au Kazakhstan.
L’évènement, présidé par Kasyym-Jomart Tokaïev, chef de l’État kazakh, a également réuni les présidents kirghize (Sadyr Japarov), tadjik (Emomali Rahmon), turkmène (Serdar Berdymoukhamedov), ainsi que le président du Comité exécutif du Fonds, Askhat Orazbay.
Conformément au programme de la réunion, les participants ont dressé le bilan de la présidence kazakhe du Fonds de 2023 à 2026, et ont échangé des vues sur les questions d’actualité liées à l’amélioration de la situation écologique, sociale et économique dans la région de la mer d’Aral, ainsi qu’en matière de gestion de l’eau.
Prenant la parole à cette occasion, le président d’Ouzbékistan a souligné que le Fonds se présente comme une organisation régionale unique, dont le rôle se renforce de plus en plus face aux défis actuels marqués par les changements climatiques et la consommation croissante de l’eau, qui s’ajoutent au stress hydrique dans la région.
« Selon les estimations des experts, d’ici 2040, le déficit des ressources en eau dans le bassin de la mer d’Aral pourrait presque double, atteignant 20 milliards de mètres cubes par an. Cela créera des risques supplémentaires pour l’approvisionnement en eau potable, l’écologie, le secteur agricole, l’énergie et la stabilité sociale » a rappelé Shavkat Mirziyoyev.

Dans le même temps, il a constaté que les pays de la région se placent dans les positions inférieures en matière d’utilisation des ressources hydrauliques. Par exemple, pour créer la valeur ajoutée d’un dollar dans le secteur agriculture, ils utilisent presque trois mètres cubes d’eau, alors que la moyenne mondiale est environ deux fois moindre.
Par la suite, le chef de l’État ouzbek a évoqué les mesures prises en Ouzbékistan pour améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau.

Il a affirmé que l’Ouzbékistan a l’intention de parvenir à transformer le Fonds en l’un des moteurs clés de l’intégration régionale. Dans ce cadre, il a présenté les priorités de la présidence ouzbèke du Fonds, qui débutera l’année prochaine.
Il a appelé à harmoniser l’agenda du Fonds avec les décisions de la Réunion consultative des chefs d’État d’Asie centrale. Il a noté que les priorités de développement durable, convenues au plus haut niveau lors d’une rencontre dans ce format, pourraient aussi se réaliser à travers les mécanismes compétents du Fonds.

Il a insisté sur la nécessité d’améliorer l’efficacité des programmes et projets du Fonds. À cet égard, il a proposé d’intégrer les indicateurs clés d’efficacité dans le monitoring de réalisation du quatrième Programme du bassin de la mer d’Aral, ce qui contribuerait à évaluer les progrès, à identifier les points faibles et à attirer des ressources supplémentaires ainsi qu’une assistance technique des partenaires internationaux.
À la fin de son intervention, le président ouzbek a invité ses collègues, une nouvelle fois, à participer au Forum mondial de l’eau qui se tiendra fin septembre à Samarkand.

Les dirigeants du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et du Turkménistan se sont également exprimés lors de la réunion.
À l’issue de l’évènement, les participants ont signé la Déclaration d’Astana et une série de décisions relatives à la présidence kazakhe, à la proclamation du 26 mars Journée internationale de la mer d’Aral, des fleuves Amudarya et Syrdarya, ainsi qu’à l’élection du président ouzbek à la tête du Fonds pour la période 2027-2029.





UzA