Shavkat Mirziyoyev a pris part au premier sommet Asie centrale – Corée du Sud
Dans le prolongement de sa visite d’État en Corée du Sud, le président de la République d’Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev, a participé au premier sommet d’affaires « Asie centrale – République de Corée ».
L’événement a également réuni les présidents de la République de Corée, Lee Jae-myung, de la République du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, de la République kirghize, Sadyr Japarov, de la République du Tadjikistan, Emomali Rakhmon, et du Turkménistan, Serdar Berdymoukhamedov.
Saluant chaleureusement les autres participants au sommet, le président Shavkat Mirziyoyev a souligné que le format de coopération « Asie centrale – République de Corée » entrait ce jour dans une nouvelle étape.
Le chef de l’État ouzbek a proposé de fonder la coopération sur le principe de complémentarité des potentiels, afin que les entreprises sud-coréennes perçoivent l’Asie centrale comme un espace unique d’opportunités, comptant plus de 80 millions d’habitants, caractérisé par une demande croissante et possédant un important potentiel en ressources, énergétiques et humaines.
Une attention particulière a été accordée à la coopération industrielle et à la création de chaînes de production complètes en Asie centrale, en fonction des bases de matières premières de chaque pays. Par exemple, l’Ouzbékistan dispose des ressources minérales, évaluées à au moins à 3 trillions de dollars.
Dans le domaine des minéraux critiques, il est prévu de mettre en œuvre, au cours des prochaines années, 120 projets dont la valeur totale est estimée à plus de 4 milliards de dollars.
Il a été proposé de mettre en commun les ressources de la région et les capacités financières et technologiques de la Corée du Sud, de se focaliser non sur l’exportation de matières premières, mais sur leur transformation approfondie et la fabrication de produits finis de haute technologie.
La recherche conjointe, l’introduction de technologies avancées et la formation du personnel ont été définies comme des orientations importantes. Il a été proposé d’attirer dans les pays centre-asiatiques des sociétés, des universités et des centres de recherche de Corée du Sud, de créer par la suite un tandem unique pour développer de nouveaux produits assortis de droits de propriété intellectuelle.
Un accent particulier a également été mis sur l’intelligence artificielle, qui est capable de créer, au cours des cinq prochaines années, au moins 10 milliards de dollars de valeur ajoutée dans l’économie de chacun des pays. À cet égard, un pôle a été créé au Karakalpakistan pour les centres de données de l’intelligence artificielle, dotés d’énormes privilégies. Les entreprises sud-coréennes ont été invitées à investir dans ce secteur.
Le sommet a permis de souligner les perspectives de la coopération dans la production de semi-conducteurs et de pièces microélectroniques. Sur la base du Centre des technologies du futur, un centre conjoint est en cours de création dans la ville de Nourafchan pour développer des projets et tester les semi-conducteurs, les pièces microélectroniques industrielles et de nouveaux matériaux.
L’Ouzbékistan est prêt à créer toutes les conditions favorables pour les entreprises sud-coréennes et centre-asiatiques, qui souhaitent établir des unités de recherche et des laboratoires scientifiques.
Un potentiel particulier existe dans le développement des biotechnologies et de l’industrie pharmaceutique. Le marché ouzbek des médicaments et des équipements médicaux a déjà atteint 3 milliards de dollars. Il a été proposé de créer un cluster biopharmaceutique regroupant la recherche, installations cliniques et la production.
Sur ce plan, un accent distinct a été mis sur la formation de spécialistes, notamment sur la mise en place d’un programme de formation d’ingénieurs, qui soit unique dans la région, et l’organisation de leurs stages au sein des laboratoires et des entreprises avancées de la Corée du Sud.
Les entreprises sud-coréennes ont été invitées à réaliser des projets dans les domaines du traitement du cuivre, de la production d’équipements électrotechniques et de la localisation de la fabrication de composants pour automobiles et véhicules électriques, ainsi que dans les secteurs de la robotique et de l’automatisation, des biotechnologies et de l’industrie pharmaceutique, de l’énergie hydraulique, des systèmes de stockage de l’énergie, de la modernisation des réseaux énergétiques et du développement des infrastructures de transport et urbaines.







