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28.06.2014 07:56

Les savants de l’Université d’Oxford concluent l’inopportunité de la construction de grandes installations hydrotechniques

À la suite d'une étude approfondie et coordonnée, un groupe de chercheurs en vue de l’Université britannique d’Oxford – un des vieux centres de recherches et des plus prestigieux du monde – sont venus à une conclusion raisonnée sur l'inopportunité de la résolution des problèmes d’assurance énergétique des pays en développement par l’édification des ouvrages hydroélectriques coûteux.

Les savants de l’Université d’Oxford, A. Ansar, B. Flaberg, A. Badger et D. Lann ont étudié, à l’aide des méthodes statistiques contemporaines, 245 grands barrages construits dans 65 pays, sur cinq continents, au cours des 70 dernières années. Ils ont préparé un rapport détaillé donnant une réponse scientifiquement raisonnée, argumentée par des faits, à la question de la faisabilité de la construction de grandes installations hydro-énergétiques. Les résultats des études sont formulés dans un article consacré à l’édification d’énormes barrages et au surcout de la mise œuvre de mégaprojets  hydro-énergétiques », publié dans le journal « Politiques énergétiques ».

D’après la conclusion des savants britanniques, chaque trois sur quatre projets d’édification de grands barrages se sont heurtés au problème du surcoût de la construction. Leur valeur réelle a surpassé le cout prévu en 96 pourcent en moyenne ou a presque doublé. Avec cela, l’étude montre que la probabilité de la sous-estimation du coût d’un grand barrage reste toujours haute comme en 1934.

L’étude montre également que la construction des méga-barrages est liée à la croissance impétueuse du coût des projets comme qui suivent : l’érection d’un barrage de 100 mètres de hauteur coûte, d’une manière générale, quatre fois plus cher que la construction d’un barrage de 50 mètres. Les savants accordent une attention particulière à la dépendance de la l’écart entre les dépenses prévisionnels et définitifs des barrages vis-à-vis du niveau de développement économique du pays. L’analyse statistique spécialement effectuée par les scientifiques britanniques met en évidence que les pays vivant avec un bas niveau de revenus sont particulièrement enclins à une sous-estimation considérable du coût de construction de grands barrages. Les auteurs de recherches marquent en ce rapport que les pays en développement doivent se retenir au maximum des essais de grands ouvrages hydrauliques.

À côté de l’analyse effectuée sur l’augmentation du coût de construction de barrages, les auteurs de l’étude ont examiné la différence entre les durées prévisionnelles et réelles de la réalisation de tels projets, en montrant que huit sur dix grands barrages n’étaient pas achevés dans les périodes prévues dans les projets de construction. Le délai moyen de retardement des délais prévisionnels de mise en service a composé 44 % soit 2,3 ans. En outre, l’analyse statistique met en évidence que la durée de construction des méga-barrages de plus de 150 mètres de hauteur dépasse les délais moyens de construction des ouvrages à hauteur plus basse, qui sont égaux à 8,6 ans. Cela, selon les auteurs de l’étude, désigne directement une inconsistance complète des raisons avancées par les partisans des grandes installations hydrauliques. Pour ces derniers, les centrales hydroélectriques consistent une solution rapide et efficace aux problèmes de l’approvisionnement en énergie. En plus, comme le montre la statistique, la construction de grands ouvrages prend un temps plus long dans les pays en développement que dans les pays développés.

Les savants britanniques démontrent d’une manière évidente que la mise en œuvre de grands projets hydraulique cause un énorme dommage économique et financier lié à la sous-estimation des conséquences de la construction. En particulier, ils soulignent que les grandes digues portent un considérable impact écologique et social, en citent les exemples concrets des centrales hydrauliques qui consistent un « malheur pour l’environnement » et qui exigeant de dizaines de milliards de dépenses pour l’atténuation des conséquences écologiques au cours des décennies qui suivent.

À l’issue de leur étude, les savants concluent que l’efficacité de la construction de grands barrages est douteuse en termes des énormes coûts financiers et des conséquences environnementales. Les échelles des barrages contemporains grandioses sont tellement vastes que, même dans les pays à l’économie développée, les coups manqués dans leur construction peuvent aggraver l’état économique du pays dans l’ensemble. Quant aux ressources considérables destinées à la réalisation de mégaprojets, elles peuvent exercer une influence négative sur l’état financier non seulement de la société mais de l’État également.

Les savants marquent que davantage de preuves se manifestent dans les études scientifiques comme dans la société civile que les grands barrages représentent une productivité trop basse du point de vue des effets économiques, sociaux et écologiques.

À titre de résultats de leur étude, les chercheurs recommandent de trouver une solution aux problèmes de déficit énergétique qui ne sont pas liés à la construction de grandes stations hydrauliques, surtout étant donné les facteurs non-favorables relatifs aux conditions géologiques, aux risques d’une longue durée et de l’augmentation considérable des dépenses de la construction.

Les chercheurs indiquent aussi que les gouvernements des pays en développement doivent s’abstenir de la réalisation de projets à grande échelle qui se fait avec l’attrait des volumes énormes du financement ou l’endettement aggravant l’état financier et les perspectives économiques du pays.

Les résultats de l’étude doivent résonner comme si dégrisent pour les partisans de la construction de grandes stations hydroélectriques qui, soi-disant, produisent de l’énergie électrique peu coûteuse. Prenant en considération le prestige reconnu de l’Université d’Oxford, la haute qualification de ses chercheurs, ainsi que la base scientifique et statistique substantielle utilisée dans l’étude conduite, on peut dire ces résultats exerceront certainement une influence importante sur l’opinion de la communauté mondiale envers de grands projets hydroélectriques. Les conclusions et les recommandations des auteurs de l’article portent une signifiance particulière pour les politiciens-praticiens pour le choix entre solutions pragmatiques, efficaces et sûres au problème de l’approvisionnement en énergie, au regard des projets d’installations hydro-énergétiques gigantesques qui sont obsolètes aujourd’hui et qui disposent d’énormes risques technogènes, économiques, sociaux et écologiques.


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